L’océan a des droits- Episode 8 – Un droit et des Avocats pour l’Océan !

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Au cours des siècles, le droit a intégré en qualité de personnes : les femmes, les enfants, les esclaves, les malades, les aborigènes, les aliénés, les handicapés, leur conférant des droits au fil du temps. Alors pourquoi les baleines, les requins, les saumons, le corail, le poisson clown et toutes les créatures marines ne pourraient-elles pas faire un procès et exercer leur droit? Et pourquoi pas  l’Océan,  leur écosystème?
Pourquoi  endurer Blessures, destructions, empoisonnement par pollutions, écocides, génocides et ce, sans fin, et sans défense possible ?
Parler au nom de l’Océan,   être l’un de ses avocats devient un acte de sauvegarde de l’humanité, de l’Océan, de la Terre.

LONGITUDE 181 – Association de protection de l’Océan


      chronique-2019-01-14-09-00-00-daniel-L-ocean-a-des-droits-Episde-8-Avocat-gardien-tuteur-de-L-Ocean

Le miel du lion (2) de Matthew Neill Null (Albin Michel)  

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
 Il y a quelques semaines, je vous avais déjà proposé une chronique sur cet extraordinaire roman de plus de 400 pages « Le miel du lion » de Matthew Neill Null paru chez Albin Michel, tant il est dense et poignant.
La poursuite et la fin de sa lecture ne me font pas changer d’avis : nous sommes en présence d’un véritable chef-d’œuvre de la littérature américaine, selon moi, tant l’histoire, basée sur des faits avérés, est forte, secoue les tripes et les consciences quand, en 1904, en Virginie, des dizaines de milliers d’hectares de forêt sont rasés par les « Loups de la forêt », bûcherons et ouvriers adjacents, ceux préposés à l’entretien du matériel, à la pose de rails pour le transport des arbres géants… pour le compte de capitalistes sans foi ni loi.
Une tentative de rébellion se met en place, un pasteur considéré comme farfelu entre en scène, des prostituées font de même, un marchand ambulant va de camp en camp proposer ses objets de pacotille et images pornos, la vie est dure, dangereuse, les gardiens sont féroces…
Comme d’habitude, plutôt que de longues présentations qui risquent de trop dévoiler l’histoire, je préfère en citer quelques phrases marquantes :
« Où donc est passé le Dieu de justice et de vertu dont on m’a tant rabattu les oreilles au catéchisme ? »
« En Amérique, tout le monde déteste quelqu’un sans même savoir qui il est. »
« Seuls les imbéciles respectaient les puissants et on constatait avec un étonnement chaque jour renouvelé combien la réserve d’imbéciles de ce monde paraissait inépuisable. »
La fin est en forme de message pour les générations futures, c’est-à-dire la nôtre, entre autres, et cela confine à une triste réalité écologique : « Tout un conté rasé, plus un arbre, plus un cervidé, plus un oiseau. Tout avait été coupé, comme on vide une cruche. C’était comme le paradis, c’était devenu comme la mort. »

      chronique-2019-01-13-09-00-00-pierre-miel-du-lion-2

 

L’humain d’abord, pas la finance ! (Partenariat avec POUR – Écrire la liberté)

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J’ai un profond respect pour la pensée et l’action d’Albert Camus, et si je lis et relis souvent ses œuvres, c’est parce qu’elles sont (re)devenues d’une brûlante actualité et me renforcent dans la nécessité – impérieuse ! – de prôner et de mettre en action des moyens humains et non gérer la société avec des machines et des chiffres qui broient les êtres et la nature au nom du profit.
Ainsi, à voir l’état de certains pays, toujours plus nombreux d’ailleurs, dont les principaux dirigeants politiques et les décideurs industriels, financiers, commerciaux, sociétaux… qui, pour les premiers, n’ont pratiquement que les termes élection, réélection et pouvoir comme plan de carrière, et, pour les autres, rendement, actionnariat, dividendes, comme ligne de conduite, un constat d’ensemble s’impose.
C’est celui que, tendance devenue majeure, semble-t-il, ces gens sont portés par un esprit nationaliste exacerbé, autoritaire, antidémocratique, tellement éloigné du vivre-ensemble et de la fraternité universelle vu leur quasi indifférence face aux problèmes graves, dont ils sont les sources, tels la dégradation du climat, le fossé qui s’accentue entre les nantis, dont ils font partie, et le peuple, la suffisance qu’ils affichent, les citoyens n’ont plus comme recours que s’organiser du mieux possible pour faire barrage, autant que faire se peut de manière non violente, à ce système de castes indigne et méprisant à l’égard des 99% de la population de la planète.
« Faites attention, quand une démocratie est malade, le fascisme vient à son chevet et ce n’est pas pour prendre de ses nouvelles… » écrivit Albert Camus. Comme il avait raison quand on analyse l’évolution de la société ces derniers temps.
Heureusement, la résistance à cette puissance financière, souvent occulte, ou, disons, discrète, s’organise dans plusieurs pays où il est encore temps de le faire. Ce qui n’est pas le cas, ou alors de manière clandestine, dans des états totalitaires.
Alors, ici, grâce à des supports médiatiques alternatifs comme Fréquence Terre, POUR, Fakir, L’Union Pacifiste, Golias Magazine, Les liens qui libèrent, qui est une maison d’édition, grâce à des libres-penseurs non inféodés à des partis politiques, religions, dogmes, grâce à des citoyens porteurs de projets d’avenir, celui-ci peut se bâtir autour d’un slogan que j’ai lu lors d’une manifestation : « L’humain  pas la finance ! »
À nous d’agir tant qu’il est encore temps, donc.

      chronique-2019-01-09-09-00-00-pierre-L-humain-d-abord

Naissance d’une Fédération citoyenne nationale

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Lors des récentes élections municipales belges, les électeurs, pour qui le vote est obligatoire, eurent la possibilité de soutenir une cinquantaine de listes citoyennes exclusivement composées de candidats non inféodés à un parti politique. « Ils ont apporté un vent de fraîcheur », souligna le quotidien La Libre Belgique.[1]
Quelque quatre-vingts personnes furent élues et l’idée d’un regroupement sous une même bannière est née. Elle se concrétisera le dimanche 20 janvier 2019 lors d’une assemblée constituante avec une charte s’articulant autour des Droits de l’être humain, de l’éthique politique, de la participation limitée dans le temps (donc pas d’élus d’élection en élection, de père en fils…).
Priorité, aussi, à la protection sociale, au vivre-ensemble, au respect de l’« autre », à la solidarité entre les populations, à la transition écologique, à la participation citoyenne via le référendum d’initiative, aux débats constructifs et propositions concernant l’enseignement, l’économie, la mobilité…
Il reste à espérer que cette initiative, que suivra de très près Fréquence Terre,  ne soit pas récupérée puis étouffée par des politiciens passés maîtres pour privilégier leur propre intérêt ou celui de leur parti au détriment des citoyens.

      chronique-1970-01-01-01-00-00-pierre-Federation-citoyenne

[1] 5 et 6 janvier 2019.

La goûteuse d’Hitler de Rosella Postorino (Albin Michel)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
 En 1943, Rosa Sauer est une jeune Berlinoise de 26 ans qui habite non loin de la « Tanière du Loup », principal quartier général d’Adolf Hitler. Ce dernier, non seulement féru d’un ésotérisme sordide, d’une idéologie génocidaire, était hanté par l’idée d’être empoisonné.
Les SS réquisitionnent Rosa, qui ne peut qu’accepter de se rendre au bunker du führer deux fois par jour afin de tester les principaux repas de celui qui allait mettre à feu et à sang une grande partie du monde.
Si cet ouvrage, « La goûteuse d’Hitler » de Rosella Postorino qui vient de paraître chez Albin Michel est présenté comme un roman, l’auteure spécifie quand même qu’il y a un fond historique à son écrit : « En 2014, j’ai appris que Margot Wölk, la dernière goûteuse d’Hitler, était encore en vie. À 96 ans, elle avait décidé de rendre publique cette information. Hélas, quand j’ai retrouvé son adresse à Berlin, elle venait de mourir. Ainsi, je ne pourrais jamais lui parler, ni raconter ce qu’elle avait vécu. Mais je pouvais tenter de découvrir pourquoi elle m’avait frappée. C’est ainsi que j’ai écrit ce roman. »
Rosella Postorino a donc réagi en journaliste, qu’elle est aussi, et cite quelques sources crédibles. Son ouvrage débute par une citation de Bertolt Brecht qui, assurément, résume bien cette histoire :
« L’homme ne vit que d’oublier sans cesse
Qu’en fin de compte il est un homme. »

      chronique-2019-01-06-09-00-00-pierre-Gouteuse-d-Hitler

COP 24 : un manque de volonté des Etats

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Du sur place et aucune prise en compte de la réalité du changement climatique. C’est le sentiment général qui a prévalu mi-décembre lors de la clôture de la COP24.
La conférence des parties sur le climat qui se déroulait à Katowice en Pologne a accouché d’une souris. Limiter le réchauffement climatique en dessous 1,5°C semble aujourd’hui compromis. Face à l’inertie des dirigeants de la planète, reste l’action des citoyens.

Avec Jérémie Chomette, directeur de France Libertés

Rappelons tout d’abord quelle était la mission de cette COP24 ?
« La COP 24 fait suite bien entendu aux COP23 et 22 avant, mais surtout à la COP21 de Paris. Il s’agissait, pendant cette COP24, de se mettre d’accord sur les règles d’application de l’accord de Paris de la COP21, à savoir quelles mesures vont être prises par chaque Etat pour arriver collectivement à rester sous la barre des 2°C à la fin du siècle. »
Donc ce qui a été signé mi-décembre, c’est juste une manière d’acter l’accord de Paris, sans aller plus loin ?
« C’est un petit peu plus que cela. Il y a des règles de mise en œuvre qui ont été votées et qui ont été adoptées, ce qui n’était pas gagné. La difficulté est que ces règles sont encore loin d’être suffisantes pour permettre d’arriver à moins à 2°C. Avec les règles les plus optimistes, le GIEC pense qu’on arrivera à 3°C d’ici la fin du siècle. »
Un accord a minima, sans ambition, une urgence ignorée, un compromis sans éclat… Les critiques sont nombreuses après un accord qualifié de gâchis énorme. En quoi ce qui a été conclu à Katowice est décevant, voire inquiétant ?
« On a la sensation qu’il n’y a pas une prise en compte vraiment des difficultés actuelles. Par exemple, il a fallu plusieurs jours pour se mettre d’accord entre eux pour savoir s’ils saluaient le rapport du GIEC où s’ils l’accueillaient, alors que ce n’est pas le pire des rapports. Et puis il y a eu beaucoup de discussions sur “qui doit payer”. Par exemple, si on prend l’exemple de la Turquie, jusqu’au bout elle a essayé de rentrer dans les nations qui devaient recevoir de l’argent pour mettre en place l’accord de Paris et pas dans ceux qui doivent payer. »
Le désintérêt de la France ?
A noter notamment, la quasi-absence de représentants du gouvernement français. C’est un signe inquiétant ?
« Ce qui est hallucinant, c’est qu’à la session de clôture il n’y a pas eu de représentant ministériel. On avait un délégué, mais il n’y avait pas le ministre de l’Environnement. Il y a eu Brune Poirson, qui est secrétaire d’Etat, mais on n’a pas eu de représentant élevé du gouvernement, ni Premier ministre de ministre de l’Environnement. Déjà, qu’il n’y ait pas le Premier ministre ou le président, c’est inquiétant. Mais le ministre de la Transition écologique, c’est un signe très très inquiétant lancé par la France. C’est difficile de vraiment comprendre, parce que ce n’était pas très compliqué d’aller en Pologne. Donc oui, c’est un signe de désintérêt. »
Le contexte dans lequel s’est tenu cette COP24, en Pologne, pays très carboné, avec le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, celui, probable du Brésil, le poids des lobbys, est-ce que cela a pesé sur la COP24 ? Est-ce que cela compromet, clairement, la limitation du réchauffement climatique ?
« Oui clairement. Il n’y a pas une vraie volonté des Etats. On sent que tout accord est difficile à atteindre. Il a fallu deux jours de plus pour arriver à un accord qui est très minimal, où le Brésil remet en cause les principes qui étaient acquis, notamment sur les questions d’échange de carbone. La Turquie essaie de changer de groupe. Donc on voit que tout ça est compliqué et qu’il n’y a pas de réelle volonté. On a eu deux faits marquants qui sont venus de l’intérieur de la COP, mais plutôt de ce qu’on entend peu. Le premier, ce sont les pays vulnérables, notamment les pays insulaires qui ont appelé à la rébellion pour empêcher l’extinction de leur pays, voire de l’humanité. C’est un peu une première pendant les COP d’avoir un discours aussi fort. Et puis le deuxième discours très très fort est venu d’une jeune lycéenne qui a appelé les étudiants des collèges et lycées à se mettre en grève pour dire que les adultes ne font rien contre le changement climatique. Mais du côté des Etats, on a l’impression que rien n’avance. Beaucoup d’organisations de la société civile appellent bien sûr les Etats à agir, mais aussi appellent à sortir les lobbys de ces négociations, puisque les grosses entreprises et les multinationales sont toujours présentes, et par leurs lobbys, elles empêchent d’atteindre un accord. »
Alors il y a les atermoiements des gouvernements. Face à ça, il y a eu cet appel très fort de la jeune suédoise à la tribune de la COP24, il y a les mobilisations citoyennes, les marches pour le climat…. Est-ce qu’on peut y voir un contrepoids, une forme d’espérance ? est-ce que c’est un bon signe ?
« Oui, il est évident qu’il faut reprendre espoir. C’est probablement ce qu’amènent ces marches. Elles amènent la dimension de masse, c’est à dire de ne pas se sentir seul face aux événements qui sont très difficiles. Et elles invitent aussi à forcer les Etats à prendre des décisions beaucoup plus ambitieuses. C’est vrai que beaucoup d’acteurs aujourd’hui se disent que ces marches sont une première étape. Je pense bien sûr aux marches en France, mais qui sont faites dans différents pays. Elles permettent de mobiliser la société civile. Mais aujourd’hui beaucoup d’acteurs appellent à quelque chose de plus fort. On voit au Royaume-Uni le mouvement qui s’appelle Extinction Rebellion, qui appelle à des actions de désobéissance civile, c’est à dire à bloquer vraiment des lieux pour obliger les Etats à prendre des décisions beaucoup plus importantes. »

Un plaidoyer pour rendre l’eau à la terre
© France Libertés
Parmi ces mobilisations citoyennes et d’associations, on le rappelle, il y a votre plaidoyer “Eau et Climat”.. Il s’inscrit dans cette dynamique… dans cette espérance citoyenne ? C’est un des outils de mobilisation ?
« Oui bien sûr. Ce qui est très intéressant dans notre plaidoyer c’est de montrer qu’il y a des solutions qui sont envisageables. Ce sont des solutions qui ne demandent pas une technique extraordinaire, mais plutôt de revenir à des choses assez simples pour permettre de rendre l’eau à la terre. Aujourd’hui nos territoires, un petit peu partout dans le monde, sont bétonnisés. Et en débétonnisant et en rendant perméables nos territoires, on peut permettre à travers l’eau qui s’infiltre et en retrouvant le cycle local normal de l’eau, de combattre le changement climatique. On a des exemples absolument extraordinaires notamment au Rajasthan, où l’action très simple de villageois sur plus de vingt ans et sur un territoire assez conséquent, a permis de combattre la sécheresse en faisant revenir le cycle de l’eau, et de combattre le changement climatique. Donc il y a des solutions qui existent. Aujourd’hui, ce qui est important, c’est que quand les citoyens du monde entier s’impliquent. Mais cela ne peut pas venir que des citoyens. Il faut forcer les Etats à agir. Ils ne le feront pas d’eux-mêmes si les citoyens ne les bougent pas. Il faudrait une action conjointe. Et puis on a aussi des jeunes entreprises qui bougent. Il y a des choses qui existent et des choses qui se font. C’est ce qu’on montre dans notre plaidoyer. »
Pour aller plus loin :

COP24
Plaidoyer Eau et climat de France Libertés
Extinction Rebellion

      chronique-2019-01-01-09-00-00-philippe-COP-24-un-manque-de-volonte-des-Etats

 

« Les nouveaux bijoux de chez Carlier » (4) de Guy Carlier (Pocket, Hors Collection Éditions)  

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
 Et nous voici à la dernière chronique consacrée au recueil de propos de Guy Carlier « Les nouveaux bijoux de chez Carlier » paru il y a quand même quelques années, mais y revenir permettait de mieux saisir, selon moi, cette activité parfois très controversée.
D’ailleurs, il met les choses au point en 2003 : « Dans mon émission on rit des vieux, on rit des gros, on rit des gays, on rit des cons et que seuls les vieux cons, les gros cons et les gays cons protestent, eh bien, à ceux qui m’écrivent de la sorte, je voudrais rappeler que l’humour est la politesse du désespoir. »
Alors, pour terminer cette chronique, celle qu’il a lue sur France Inter en 2003, est dans cette lignée : « En mai 1968, on accrochait des posters de Che Guevara aux murs de nos chambres de lycéens, aujourd’hui les lycéens collent la photo parue dans Voici où l’on voit François Hollande entrant dans l’eau aux Seychelles avec son maillot de bain Pantashop et son ventre de notaire panaméen. »
Et puis cette longue réflexion : « Beaucoup de larmes hier soir à la TV. Mais moi je n’ai pas pleuré en regardant L’Emmerdeuse avec Marie-Anne Chazel, qui était notre invitée hier, que je m’étais déjà tapée en cassette. Faut quand même pas abuser des bonnes choses. Et là, sérieusement, il y a un vrai problème. Doit-on dire aux invités que l’on n’a pas aimé l’œuvre pour laquelle ils viennent faire de la promo ? »
Eh bien, après cinq pages en caractères très serrés, je ne connais toujours pas ce que Guy Carlier a décidé de faire, en revanche il détaille les larmes, dignes, d’Adamo qui a retrouvé sa première moumoute, une synthétique de mai 1972, précisa-t-il.
Vous me direz : quatre chroniques sur Fréquence Terre pour ça ? Pour Guy Carlier, aujourd’hui à Europe 1, ancien pilier du « Fou du Roi » chez Stéphane Bern et complice de Marc-Olivier Fogiel dans « On ne peut pas plaire à tout le monde » sur France 3, « tout ça, c’est rien que du bonheur ! »

      chronique-2018-12-30-09-00-00-pierre-carlier4

 

Droit à l’eau contre extractivisme : les projets soutenus par France Libertés

| Fréquence Terre | Episode du | Durée : 6:31 | RSS | Site Web

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Depuis 30 ans, la Fondation France Libertés soutien des projets de terrain un peu partout sur la planète. Objectif : offrir un soutien opérationnel et juridique à des associations locales qui œuvrent pour le droit à l’eau et contre les activités extractives.
Depuis 2017, ce sont quatre combats qui ont ainsi été aidés en Equateur, en Uruguay, en Afrique sub-saharienne et aux Etats-Unis, autour des trois valeurs de la Fondation, sensibiliser, plaider et agir.

Avec Justine Richer, chargée du programme « Eau, bien commun » à France libertés.

Cela fait maintenant plus de deux ans que vous suivez ces quatre projets. Ils avaient été amorcés dès 2014. On le rappelle, il s’agit, ici comme ailleurs, de défendre les droits humains et les biens communs du vivant. Tout d’abord, rappelons ce qu’est l’extractivisme.
« Les activités extractives correspondent à l’extraction de produits minéraux présents à l’état naturel, solide, liquide ou gazeux. Cela inclut les minerais, les hydrocarbures ou les gaz. Typiquement, les mines à ciel ouvert ou les forages de gaz de schiste en sont de bonnes illustrations. La raréfaction de minerais, liée à leur surexploitation, implique d’aller les chercher toujours plus loin, plus profond, et d’employer des techniques toujours plus invasives et dangereuses pour la santé et l’environnement. Or, le modèle extractiviste se développe de plus en plus pour assouvir la croissance économique, notamment de pays désormais émergents comme la Chine. Et c’est également à cause de la prolifération d’accords commerciaux libéraux comme l’Alena qui facilite l’accès aux hydrocarbures non conventionnels, comme le pétrole le gaz de schiste ou les sables bitumineux. »

Et cet extractivisme a des impacts très forts sur l’environnement et la ressource en eau.
« L’extractivisme induit une surexploitation de la ressource en eau pour les activités qui provoquent souvent la baisse du niveau des nappes phréatiques ou le transfert de masses d’eau. On voit parfois des détournements de cours d’eau. Cela perturbe le cycle de l’eau local, et évidemment cela porte atteinte au droit à l’eau des populations, que l’on définit par un accès culturellement acceptable en quantité et qualité suffisantes pour tous. Or, les activités extractives impactent la qualité et la quantité de l’eau disponible pour les populations et mettent donc en péril leur accès à l’eau, sa disponibilité et sa potabilité. »
Vous avez donc soutenu quatre projets de terrain depuis 2017. Commençons par exemple par les Etats-Unis… où vous êtes aux côtés d’une communauté de défense de l’environnement, la CELDF (Community Environmental Legal Defense Fund). Il s’agissait d’aider ces communautés à faire voter le bannissement des activités extractives sur un territoire donné.
« Pour venir à bout de ces violations du droit à l’eau, le CELDF, aux Etats-Unis, passe par la structure de la loi dans les villes et états américains, en créant un dispositif légal favorable au niveau local par l’adoption des chartes. C’est à dire qu’ils vont dénoncer le manque de protection juridique du droit à l’eau pour tous face aux activités extractives, qui elles, aux Etats-Unis, bénéficient de réglementations plus souples. Le vrai défi du CELDF est de promouvoir une gouvernance locale qui puisse s’opposer au modèle de développement qui ne sont pas du tout durables. C’est pourquoi les membres des CELDF sont principalement des juristes. Ils tentent de faire adopter, au niveau de la municipalité, ces chartes communautaires qui établissent un droit humain à un environnement sain et à une eau pure. Cela implique évidemment de passer par une démocratie participative, ce qui est particulièrement important dans ces cas de figure. Le CELDF soutient donc la formation de comités citoyens et assure cet appui juridique à la rédaction de cette charte. »
© France Libertés
Dans le contexte politique américain, comment ces actions sont perçues par les habitants et les dirigeants locaux ? Vous parlez de démocratie participative. Est-ce que c’est évident aux Etats-Unis ?
« Non, ce n’est pas du tout évident puisque là-bas le droit à l’eau n’est pas une évidence. Les entreprises bénéficient vraiment d’une réglementation très souple par rapport à l’usage de la ressource. Mais on constate que partout où ces chartes sont passées, partout où le CELDF a soutenu les communautés, en passant notamment par des référendums au niveau des municipales, cela a été très efficace. Les entreprises ont finalement parfois abandonné, parfois revus à la baisse leurs activités. Par exemple, à Columbus, une ville de 800 000 habitants, une charte a réussi à faire bannir la fracturation hydraulique et à déclarer le droit à une eau pure. »
Autre exemple, en Uruguay. Vous avez soutenu une association qui cherche à impulser des politiques alternatives et protectrices du droit à l’eau. Quelle la portée de son action ?
« En Uruguay, France Libertés a soutenu le projet de REDES qui vise à améliorer la gestion durable et participative de l’eau, en renforçant les capacités des institutions présentes sur le territoire par des activités de formation, de plaidoyer et d’activités juridiques. L’objectif de ce projet était de provoquer un changement politique dans la vision de l’eau et dans sa gestion participative au niveau local, en essayant de renforcer les capacités des communautés. Les activités menées par REDES visent à apporter une expertise juridique sur les accords signés entre l’Etat uruguayen et les entreprises extractives, comme Total notamment. Il s’agit vraiment de participer activement aux échanges avec les autorités nationales compétentes en matière de gestion de l’eau. REDES a cherché à impulser ces politiques alternatives pour protéger le droit à l’eau et générer un véritable débat public. Alors évidemment l’idée est d’amplifier ce débat public, mais également d’ajouter une mise en valeur des alternatives de développement local pour les territoires ruraux. REDES a notamment fait des propositions en termes d’activité d’agroécologie. »
La semaine prochaine, nous reviendrons sur les deux autres projets que vous avez accompagné, en Equateur et en Afrique sub-saharienne.

      chronique-2018-12-18-09-00-00-philippe-Droit-a-l-eau-contre-extractivisme-les-projets-soutenus-par-France-Libertes

Pour aller plus loin :

Les projets de terrain de France Libertés
CELDF, Community Environmental Legal Defense Fund
REDES (Amis de la Terre)
Droit à l’eau : les actions de terrains soutenues par France Libertés

Droits de l’homme : 70 ans après, un combat toujours d’actualité

| Fréquence Terre | Episode du | Durée : 4:10 | RSS | Site Web

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C’était le 10 décembre 1948. Au Palais de Chaillot, à Paris, la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH) était adoptée par 48 des 56 pays alors membres de l’ONU.
Ce texte, fondateur pour le combat en faveur des droits humains, s’ouvre sur un préambule affirmant “un idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations”.
Elaboré au sortir de la seconde guerre mondiale, le texte s’impose à tous les Etats et protège tous les êtres humains contre toutes les discriminations. Il garantit le droit à la vie, à la dignité, à l’égalité, à la sécurité, à la santé, à la liberté d’expression et d’opinion, à l’éducation et à une justice équitable.
Mais ce n’est pas un texte de loi. La déclaration, retranscrite dans plus de 500 langues, a été voulue non contraignante pour les Etats afin de pouvoir être adoptée rapidement. Elle traduit un idéal de justice et de liberté.
Cet idéal à atteindre a été renforcé par un ensemble de textes de droit international qui ont été signés ou ratifiés par la majorité des États membres de l’ONU. Ils permettent, eux, de revendiquer ces droits et de poursuivre ceux qui ne les respectent pas.
Les 30 articles du texte exposent l’ensemble des droits civils, politiques,sociaux, économiques et culturels inhérents à toute personne humaine. Des droits inaliénables, interdépendants et universels.
70 ans après, l’idéal de la déclaration reste encore un objectif à atteindre.
Les violations des droits humains sont multiples et des millions de personnes à travers le monde ne jouissent toujours pas ces droits et de ces libertés.
Emprisonnement de militants des droits de l’homme ou de journalistes, populations civiles en insécurité permanente dans les pays en guerre, traitement inhumain des réfugiés dans les pays d’accueil, l’actualité regorge d’exemple de ces violations, sur tous les continents, sans exception.
En2018, de plus en plus de personnes se mobilisent pour agir en faveur de ces droits. Parce qu’il est impensable de vivre comme si ce qu’il se passe ailleurs sur le globe ne nous concernait pas. Mais ce n’est pas sans risque.
© Amnesty International
Pour célébrer ces 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et la faire vivre, les associations se mobilisent, à défaut de voir le gouvernement français les mettre à l’honneur. Parmi elles, Amnesty international a mis en avant 10 femmes. 10 défenseures des droits qui se mettent en danger pour défendre les droits humains.
Au Brésil, c’est Marielle Franco, conseillère municipale à Rio, qui est assassinée en mars 2018 parce qu’elle dénonçait les violences policières.
Les défenseurs des droits humains en danger
Au Kenya, c’est le peuple Sengwer qui s’élève contre leur expulsion de leur territoire naturel.
En Iran, c’est Atena Daemi, une militante pour l’abolition de la peine de mort,qui est emprisonnée pour avoir manifesté et distribué des tracts.
En Egypte, c’est Amal Fathy, mère de famille de 33 ans, qui a été condamnée à deux ans de prison pour avoir dénoncé, dans une vidéo, le harcèlement sexuel.
En Ukraine, au Venezuela, au Maroc, en Inde, d’autres citoyennes paient cher leur engagement pour un monde respectueux des droits universels.
A travers un numéro spécial de son journal La Chronique et une déclinaison sur son site Internet, Amnesty International revient sur la genèse de la Déclaration universelle, et met en lumière certains territoires où la notion de droits humains n’est encore qu’une chimère.
Fin octobre, à Paris, 150 hommes et femmes venus du monde entier sont venus, sous l’égide d’Amnesty, pour échanger sur leur expérience et pour imaginer les stratégies d’action pour faire vive l’universalité des droits humains. 150 défenseurs qui ont dit leur inquiétude face à la répression et les dangers qui les menacent.
Amnesty International le clame haut et fort : “Il y a urgence à s’organiser en réseaux et à faire communauté, au-delà des frontières”.
Parce que faire triompher l’idéal des droits universel est une affaire de conscience collective. Il en va de la responsabilité de chacune et de chacun d’entre nous., et pour le bien de tous.
Pour aller plus loin :

La déclaration universelle des droits de l’Homme 
Qu’est-ce que la déclaration universelle des droits de l’Homme ?
La Déclaration universelle des droits de l’homme a 70 ans

      chronique-2018-12-11-09-00-00-philippe-Droits-de-l-homme-70-ans-apres-un-combat-toujours-d-actualite

 

Les téléphériques urbains suscitent la curiosité

| Fréquence Terre | Episode du | Durée : 3:03 | RSS | Site Web

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Les téléphériques urbains sont nés à New York et à Rio. En France, c’est la ville de Brest, dans le Finistère, qui fait figure de pionnière.
Les téléphériques urbains sont nés à New York et à Rio. En France, c’est la ville de Brest, dans le Finistère, qui fait figure de pionnière. Les téléphériques urbains n’ont rien à voir avec les téléphériques d’altitude. Les cabines de ceux qui traversent les villes se croisent et se superposent, alors que celles qui gravitent les sommets déploient une techniques dite « circulaire ».
Les débuts n’ont pas été faciles. Aujourd’hui, le téléphérique urbain brestois fait tous les jours passer ses voyageurs d’une rive à l’autre de la ville, de 07H30 à 22h30, pour le prix d’un ticket de bus. Il est l’un des fers-de-lance touristiques. Même le guide Michelin le répertorie comme moyen de transport à ne pas rater.
Brest fait des émules. Plusieurs villes françaises sont intéressées par implanter, elles aussi, un téléphérique urbain. D’autant plus qu’il n’y a pas vraiment de contraintes techniques à l’installation de ce type de dispositif. Si ce n’est le vent. Au-delà de 100 km/h, à Brest, les cabines du téléphérique restent à quai.

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