Quand la mobilité se conjugue à l’éolien – Fréquence Terre

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L’hydrogène pour faire rouler les voitures, ce n’est pas une nouveauté. Ce qui peut surprendre, c’est quand un village de trois cents âmes met ce type de véhicule à la disposition de ses habitants.
L’hydrogène pour faire rouler les voitures, ce n’est pas une nouveauté. Nous en avons déjà parlé. Ce qui peut surprendre, c’est quand un village de trois cents âmes met ce type de véhicule à la disposition de ses habitants. C’est le cas à Tupigny, une petite commune des Hauts de France. Elle va mettre en service deux voitures à hydrogène, qui vont être rechargées par une borne dédiée placée dans le milieu du village, elle-même alimenttée par un parc éolien situé sur la commune.
Habituellement, on a recours au vent pour produire et stocker de l’électricité. Plusieurs communes ont leur parc éolien, qui fournit du courant à la collectivité et aux habitants. Dans le cas de Tupigny, l’électricité produite ira recharger deux automobiles à hydrogène, que les habitants auront gratuitement à disposition. La flotte pourrait s’étoffer à l’avenir.
L’innovation est le fruit d’une expertise menée par une entreprise de la région : VDN, pour Vent du Nord. La société a quinze ans de pratique dans l’éolien. Elle veut apporter de la mobilité propre aux territoires ruraux. Jusqu’à présent, l’hydrogène était mis à la disposition de la mobilité urbaine. A Tupigny, l’hydrogène va rouler pour la cause rurale. La solution proposée par la société Vent du Nord semble être un bon compromis. C’est, en tous les cas, une nouvelle piste pour stocker l’énergie éolienne.

Le droit à l’eau de retour dans le débat public – Fréquence Terre

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Le droit à l’eau et à l’assainissement sera-t-il un jour un droit effectif pour tous ? Il y a un an, en février 2017, une proposition de loi portée par plusieurs associations était débattue par les parlementaires. La discussion s’est interrompue alors que le texte était sur le bureau des sénateurs. La fin de session parlementaire et les élections présidentielles et législatives ont stoppé l’examen du projet de loi.
Mais, 2018 pourrait bien être l’année du droit à l’eau en France. Dans une lettre ouverte, France Libertés, la Coordination Eau bien commun France et la Coalition eau interpellent les parlementaires pour relancer le débat.

Avec Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation France Libertés.

Vous reprenez le flambeau de ce combat pour faire reconnaître le droit à l’eau. Avec les associations qui vous soutiennent, qu’attendez de la part des élus par rapport à l’ancienne mandature ?
« Pour nous c’est une continuité. On a l’ambition de faire en sorte que le droit à l’eau soit reconnu en France. On n’a pas réussi à le faire dans le précédent quinquennat. Là, on a fait le choix, avec la quarantaine d’associations engagées sur le sujet, de faire une lettre à l’ensemble des parlementaires pour leur indiquer les priorités qu’il y avait à mettre le droit à l’eau en œuvre dans notre pays. On espère, par ce travail, constituer un petit groupe de parlementaires vraiment engagés sur le sujet pour qu’ils nous aident à construire une proposition de loi pour que, dans un horizon de deux ou trois ans, le droit à l’eau soit validé. »
Le 1er février, le groupe des Insoumis a tenté de faire passer une loi pour faire de l’accès à l’eau un droit inaliénable. Sans succès. Le texte n’a même pas pu être discuté. Ce n’est pas vraiment de bon augure pour votre démarche ?
« Ce n’est jamais inintéressant d’avoir une proposition de loi qui arrive à l’assemblée sur le thème de l’eau. Nous avons soutenu la proposition faite par les Insoumis. C’était une proposition très ambitieuse qui proposait une révision constitutionnelle pour la mise en œuvre du droit à l’eau. Il y a eu un vrai débat très intéressant. Derrière ce débat, il ressort que, dès que l’on parle de l’accès à l’eau, tout le monde à une vision particulière. Mais on ne pense pas à protéger ceux qui devraient l’être. On va donc faire le choix de vraiment axer notre proposition sur le droit à l’eau, sans parler de l’accès, pour pouvoir valider que l’eau, c’est la vie. Le fait d’avoir droit à une quantité d’eau pour vivre est quelque chose d’absolument nécessaire. Si on pouvait, dans ce quinquennat, franchir cette première étape de dire, article 1, le droit à l’eau pour tous est garanti par l’Etat., ce serait formidable. Ensuite, il y a la loi Brottes qui va arriver à terme. C’était inscrit dans la loi qu’il y aurait cinq ans d’expérimentation sur la question des tarifications sociales. Le terme arrive en avril prochain. Le gouvernement va être obliger d’enclencher un processus de proposition de loi pour mettre à jour la loi Brottes et la prolonger. Cela va nous permettre de débattre de l’ensemble des sujets sur la question du droit à l’eau en France. »
Les députés et sénateurs sont-ils vraiment mieux disposés à cette évolution du droit ?
« C’est encore très difficile à dire. Ce que l’on sent, c’est qu’il n’y a pas un engouement formidable sur le droit à l’eau, même si un certain nombre de députés sont sensibles à ces questions-là. On a un groupe LREM qui est important avec plus de 300 députés. On a la possibilité de trouver un petit groupe qui soutiennent la proposition de loi. On va regarder avec eux quels sont les sujets sur lesquels on est d’accord pour faire avancer ce que l’on peut faire avancer sur ce quinquennat. La proposition de loi sera sans doute moins ambitieuse que celle que l’on portait durant les cinq dernières années. Mais on le fera au rythme des parlementaires pour franchir des étapes, marche après marche, pour que le droit à l’eau en France soit une réalité. »
Au mois de novembre 2017, le président Emmanuel Macron a annoncé la tenue prochaine d’Assises de l’eau. Vous en attendez quoi ?
« Pour l’instant, on ne sait pas vraiment. On a très peu d’informations sur la façon dont cela va se mettre en œuvre. Pour nous, les Assises de l’eau, c’est une opportunité. C’est quelque chose que l’on réclamait depuis très longtemps en lien avec l’opération « Transparence » menée avec 60 millions de consommateurs pendant plus de cinq ans. Ce que l’on espère, c’est que ce seront des Assises ouvertes où tout le monde pourra parler, où l’on pourra imaginer le droit à l’eau et l’accès à l’eau et à l’assainissement en France dans un horizon de 30 à 50 ans. Il faut imaginer les solutions indispensables pour demain. On est trop habitué en France à mettre des rustines sur une roue de vélo qui est complètement crevée. On va se heurter à des murs, notamment sur la question des investissements et du renouvellement des réseaux. On se heurte aussi à une réalité d’une partie de la population française qui ne peut pas payer son eau et qui doit être aidée. Si les Assises sont prévues comme quelque chose de très ouvert où l’ensemble des acteurs de l’eau auront la parole, y compris les acteurs de la société civile, ce sera très intéressant. Si par contre c’est fait en catimini entre les trois grands opérateurs et les services de l’Etat, c’est quelque chose que l’on dénoncera. Nous, on est prêt à coopérer avec l’Etat et l’ensemble des acteurs pour faire profiter de notre expérience et donner une voix à la société civile qui replace la problématique de l’eau dans une ambition philosophique : l’eau c’est la vie. Et il faut réfléchir à comment on repense la place de l’eau en France, pour le faire bien chez nous et porter une ambition à l’international. Il faut permettre d’imaginer, demain, ne plus avoir 800 millions de personnes qui n’ont pas accès à l’eau et deux milliards de personnes qui n’ont pas accès à des toilettes régulièrement. Il y a de vrais enjeux. »
Pour aller plus loin :

Le droit à l’eau doit devenir une priorité politique
Coordination Eau bien commun France
Coalition eau
Ce que dit la loi : les multinationales dans l’illégalité

 
Les organisations qui soutiennent cette initiative
Actionaid France
ADEDE
Association de défense de l’environnement et de la nature de l’Yonne (ADENY)
Association de défense des utilisateurs de l’eau de Salernes
Association Eau Bien Commun Côte d’or
Eau Bien Commun Gard
Collectif national droits de l’homme Romeurope
Coordination Eau Bien Commun Auvergne Rhône Alpes (AURA)
Coordination Eau Bien Commun Bourgogne Franche Comté (BFC)
Coordination Eau Bien Commun Provence Alpes Côte d’Azur (PACA)
Coordination Eau Ile-de-France
Coordination Jurassienne Eau et Assainissement-CoJEA
Eau Vive France
Emmaüs International
FNASAT Gens du voyage
Fondation Abbé Pierre
France Amérique Latine
Green Cross International
Hé’EAU ! Association des Usagers de l’eau d’Héricourt et du Pays d’Héricourt
Hydraulique Sans Frontières
Ingénieurs Sans frontières
Intersolidar
La voix des rroms
Ligue des droits de l’homme
Mouvement Utopia
Réseau foi et justice
Réseau Foi et Justice Afrique Europe
Secours islamique France
Toilettes du monde

Eric DEMAY, l’homme dauphin ! – Fréquence Terre

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Eric Demay est le fondateur et Président de « L’Observatoire DOLPHY » entre 1992 et 1995 et du groupement Tursiops depuis 1993. C’est l’homme-dauphin, tant son expérience est immense avec ces cétacés. Il nous fait partager sa passion, son envie  de faire connaitre les dauphins,  avec respect, afin de les comprendre et d’apprendre à les aimer pour ce qu’ils sont: des individus sauvages et libres.
www.dauphinweb.com
www.longitude181.org

Une route qui déneige et qui rafraîchit – Fréquence Terre

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On connaissait la route solaire, le dispositif Wattway implanté dans le Perche par Colas, il y a quelques mois. Voici venir la route chauffante.
On connaissait la route solaire, le dispositif Wattway implanté dans le Perche par Colas, il y a quelques mois. Voici venir la route chauffante. Elle est l’œuvre d’Eurovia. Elle est sortie de terre à l’automne dernier.
On l’appelle la route à énergie positive. Elle fonctionne un peu comme un chauffage au sol de maison. Des tubes en polymer recyclé, dans lesquels circule un fluide caloporteur, sont enfouis à une dizaine de centimètres sous la route. Ce liquide capte l’énergie solaire thermique, qui est prise en charge par des pompes à chaleur. L’hiver, le système produit de la chaleur et réchauffe la route pour la dégeler. L’été, il génère du froid pour éviter au goudron de fondre.

1968-2018 : Che Guevara entre espérance et mythe (2/5) – Fréquence Terre

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Cinq chroniques consacrées au 50e anniversaire de Mai 68 : Slogans, Radio Barricades, Che Guevara, L’« autre »  Mai 68 : pacifisme libertaire, désobéissance civile, activisme non violent, Les « enfants » de Mai 68, la presse alternative, Mai 68 perçu dans les médias cinquante ans plus tard…[1] Aujourd’hui, « Che Guevara  entre espérance et mythe »

Pourquoi, plus de cinq décennies après son exécution en Bolivie, Che Guevara[2] suscite encore la nostalgie du modèle de combattant contre l’impérialisme et de la défense des opprimés, alors que, même son compagnon de révolution, Régis Debray, emprisonné et torturé, déclara que c’était « parce qu’il a une belle gueule » mais, surtout, « qu’il est mort avant de devenir un dictateur » ?
Chandails, tee-shirts, macarons, drapeaux, même dans des stades de foot !, autocollants, tasses, verres, cendriers, sculptures, timbres, briquets et autres gadgets à son effigie, des tonnes de livres, des milliers d’heures de reportages, des millions de posters (voir ci-contre), continuent d’être diffusés de cette icône du mouvement révolutionnaire mondial.
Lui qui fuyait comme la peste la société capitaliste, doit se retourner dans le mausolée érigé à Santa Clara.

Che Guevara était un Argentin, brillant intellectuel, empli d’une idéologie magnifique à l’égard des peuples opprimés, mais qui n’hésitait pas à user de la violence pour asseoir sa vision d’un monde plus juste et plus humain. Médecin des guérilleros qui soignait les civils, sa priorité était politique et son romantisme cruel, dit-on, les aléas de sa vie familiale et sentimentale en seraient la preuve. Passionné du jeu d’échecs, son opération avec des « rebelles » congolais fut avortée, et, de cette courte existence, j’ai gardé quelques-unes de ses citations[3]. Une de 1953 : « J’ai juré de ne jamais m’arrêter avant de voir le poulpe capitaliste exterminé », une autre de 1959 : « La diplomatie est l’art de ne pas allier les actes à la parole », celle de 1967, le jour de son anniversaire : « 39 ans, c’est l’âge qui donne à réfléchir ».
Che Guevara[4] eut beaucoup d’estime pour les peuples du Tiers Monde, comme on disait à l’époque. Ceux qui luttaient pour leur indépendance. Il effectua deux visites en Algérie, en 1963, un an après son indépendance, et une autre en 1965. Il y félicita les combattants du Front de Libération Nationale (FLN) pour leur victoire sur, je le cite, « les impérialistes français ». Il considérait même Alger comme la « Mecque des révolutionnaires »[5].
Larbi Adouane, auteur algérien (Kabylie), avait 21 ans en mai 1968, après avoir vécu les affres de la guerre d’Algérie, entre autres.

Entre 1969 et 1971, dans le cadre de la coopération technique à but humaniste, j’ai côtoyé Larbi Adouane, en Algérie, là, où, personnellement, j’ai rencontré l’un ou l’autre maquisard(s), dont des compagnons du Che lors de la révolution cubaine. Il se souvient de cette période :

 Qu’est devenu le slogan « Il est interdit d’interdire » ? Durant 1968, je faisais ma terminale à Alger, à l’École Nationale d’Ingénieurs et Techniciens. Parmi mes cours, il y  avait l’initiation à la philosophie avec un professeur coopérant français de gauche. Je ne pouvais donc pas ignorer cette période qui secouait la France, une partie de l’Europe avec des  répercussions  universelles. 

Je suis devenu militant de l’organisation JFLN où j’animais une revue interne, qui fut vite censurée et interdite, mais ma passion première devint la lecture : Rousseau, Marx, Dostoeïvski… Je croyais dur comme fer au socialisme, les effigies de Lénine, Mao et de Che Guevara se succédèrent sur ma veste… Le socialisme me donna des ailes,  la misère sociale, les inégalités, les injustices….seraient vaincues …
Pour  les événements de Mai 68, ce fut, pour moi, un élan d’espérance de la jeunesse pour abattre les dogmes, les frontières, les inégalités de toutes natures. Après  cinquante années, quel bilan  peut-on tirer ?  Il paraît triste : la jeunesse semble avoir cessé de rêver ! C’est vrai que le monde est en plein bouleversement et la jeunesse est à la recherche de nouveaux repères !
Pour terminer cette chronique, je cite encore cette phrase du Che retrouvée dans son journal personnel et écrite peu avant sa mort : « Je n’ai pas eu le courage de tirer sur deux soldats dans un camion ». Peut-être que c’est l’un d’eux qui l’a abattu dans le maquis bolivien en 1967. Et, est-il mort debout, comme il ne cessait de le répéter : « L’homme doit marcher la tête haute, le front vers le soleil, dont la brûlure est l’empreinte de la dignité » ?
La prochaine chronique sera consacrée à Mai 68 et Bruxelles.

[1] « Night in white satin », Moody Blues, 1967, « Éloïse », Barry Ryan, 1968, « San Francisco », Scott Mc Kenzie.
[2] Extrait de « Hasta Siempre – Comandante Che Guevara » de Nathalie Cardone, 1997.
[3] « La chronique de Che Guevara »,  remarquable ouvrage (photo de couverture et dans le montage au début de la présente chronique) des Éditions Chroniques, Paris, 2013.
[4] Extrait de « Hasta Siempre –  Comandante Che Guevara » de Joan Baez, .
[5] Afrika.com, 2012.

Bus cyclistes : des déplacements conviviaux et écolos (rediffusion) – Fréquence Terre

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On connaissait déjà le covoiturage, ce principe de la voiture partagée pour ses déplacements professionnels ou privés, dont le nombre d’adeptes progresse un peu plus chaque jour…
Depuis plusieurs années se développe aussi le principe du pédibus, un ramassage piéton des enfants au sein d’un même village, ou d’un même quartier. Chaque matin, un ou plusieurs parents organisent un circuit sur la commune pour emmener les enfants à l’école, évitant ainsi de multiplier les voitures aux abords des établissements scolaires. Un transport collectif écolo et économique…

Il y a maintenant “les bus cyclistes“. A l’heure ou se développent un peu partout en France les vélos en libre service, tel les Vélov’ à Lyon ou les Vélib’ à Paris, une association toulousaine a eu l’idée, il ya 8 ans déjà, de fédérer ces nouveaux adeptes du deux roues.
OBC, Organisation des Bus Cyclistes, c’est son nom, propose de développer les liens entre habitants, en favorisant les modes de déplacements doux. Basée à Cornebarrieu, en Haute Garonne, Buscyclistes regroupe des amoureux de la nature qui souhaitent promouvoir le vélo comme moyen de déplacement privilégié pour les trajets entre domicile et travail.
Le concept : un convoi de cyclistes circulant sur un circuit alliant convivialité et un maximum de sécurité.

Guidé par un leader, ou conducteur, le convoi emprunte un itinéraire comprenant plusieurs stations avec des horaires de passage prédéfinis. Le conducteur garantissant le respect des horaires, chacun peut ainsi rejoindre le convoi à la station de son choix.
Outre ce bus régulier, l’association propose aussi un service à la demande. Un guide vous accompagne alors pour vous faire découvrir ce mode de déplacement et vous donne tous les conseils nécessaires pour se mouvoir en toute sécurité, ainsi que des exemples d’itinéraires… Des services gratuits, proposés par des bénévoles, qui mettent en avant la l’intérêt écologique du vélo, allié à l’aspect collectif de ce mode de transport et à son utilité.
Aller au travail à vélo peut paraître compliquer, voire incongru. Pourtant, les heureux pratiquants de ce réseau assurent être enthousiastes et redécouvrent le plaisir de faire un peu d’exercice avant d’aller travailler tout en ayant conscience de faire un geste pour l’environnement.
Si l’aventure vous tente, sachez que ces bus cyclistes ne sont pas cantonnés aux petites communes. Lancée en 2005 sur Toulouse, l’idée se répand petit à petit au-delà de la ville rose. Il existe aujourd’hui plus de 160 circuits en France. Si Toulouse affiche fièrement ses 45 itinéraires, Paris et sa petite couronne peut se targuer d’en compter déjà une trentaine. On en dénombre une dizaine à Lyon, ainsi qu’à Nantes ou à Nice, 8 à Mulhouse, 3 à Marseille Grenoble ou Aix en Provence ou encore Reims qui a démarré son premier parcours il y a peu. Mais d’autres circuits sont actuellement en gestation ailleurs.

Pour savoir comment remplacer votre voiture par votre vélo et pouvoir arriver moins stressé au travail, rendez-vous sur le site de l’association,  où vous trouverez tous les itinéraires, les conseils et la méthode pour créer à votre tour votre circuit local.
Pour aller plus loin :

Organisation des Bus Cyclistes

Le TROPHEE 2017 des centres écoresponsables à EQUATION DIVE ! – Fréquence Terre

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En Janvier 2018, le trophée 2017 des centres de plongée écoresponsables a été remis à EQUATION DIVE par LONGITUDE181. Retrouvez CAROL LE ROUX, gérante d’EQUATION DIVE, qui nous explique les actions, les enjeux, les difficultés du quotidien pour modifier les comportements au quotidien quand on est aux Philippines, mais aussi les nombreux projets exemplaires en cours ou à réaliser.  Un exemple de ténacité  qui devrait convaincre bon nombre de s’y mettre. L’environnement c’est maintenant !
www.equation.asia
www.longitude181.org

« Laisse tomber les filles » de Gérard De Cortanze (Albin Michel)   – Fréquence Terre

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
Enfant de l’après-Seconde Guerre mondiale, je suis, donc, un baby-boomer qui, au fil du temps et des aléas de la vie, s’est parfaitement retrouvé dans des personnages et des situations du roman « Laisse tomber les filles » de Gérard De Cortanze, publié chez Albin Michel.
Inutile de préciser que les yéyés, traduisez « Nous sommes jeunes », selon Edgar Morin, philosophe et sociologue, j’ai bien connus ! J’y ajoute « Salut les Copains » (Générique de l’émission et couverture DVD : éditions Montparnasse), l’émission mythique d’« Europe 1 », que je devais écouter en cachette, puis « Campus » de Michel Lancelot, Mai 68, le combat ouvrier, ensuite la crise pétrolière pour mettre fin aux « Trente Glorieuses », comme disent les historiens. Mais, cette période de 1945 à 1973, « d’une exceptionnelle prospérité », prétendent-ils, ne l’était pas pour tout le monde.
Ancien ouvrier d’usine avant un radical changement de parcours professionnel, comment ne pas être d’accord avec l’auteur quand il décrit la classe ouvrière à laquelle j’ai appartenu comme suit : « Un monde où règnent la peur, les accidents du travail, les conflits sociaux, les fours qui explosent, la mort des ouvriers maghrébins respirant à pleins poumons la poussière de graphite… » ?
Mais, avant cette réalité, il y eut, effectivement, le temps des copains, la nouvelle vague, celle qui allait balayer beaucoup de choses sur son passage.
Un nouveau monde prenait naissance. Entre parents et ados, « c’était une véritable guerre de générations qui s’engageait » et certains éditoriaux tiraient à volonté sur cette jeunesse, qu’elle qualifiait de dépravée : « Salut les voyous ! », « Les blousons noirs envahissent la France »… Pourtant, nous écoutions Peter, Paul and Mary, Nina Simone, Jean Ferrat, censuré par le pouvoir, Léo Ferré et autres qui chantaient des hymnes à la paix, contre les guerres et les racismes, alors que certains découvraient le rock d’Elvis, de Vince Taylor, de Gene Vincent ou étaient des fans inconditionnels de Johnny, des « Chaussettes Noires » et de Sylvie, voire de Paul Anka, de Joan Baez, que tous revêtaient des jeans, gars comme filles, achetaient des 45 tours, et, surtout, que cette jeunesse en avait marre des interdictions, des restrictions, des brimades et des lois datant de Mathusalem et Napoléon qui brimaient le peuple.
Ainsi, durant 350 pages, l’auteur décrit avec une précision chirurgicale, et pour cause, ne déclara-t-il pas que « tout roman était autobiographique » (« Le Soir », janvier 2018) ?, le destin de François, rocker que les trips tentaient, Lorenzo, l’intello et sportif accompli, grand ami d’Antoine, fils d’ouvrier et gauchiste dans l’âme – ce qui n’est pas une tare, hein ! -, mais, aussi, de Michèle, féministe en herbe, dont tous les trois étaient épris et qui, dès ses 15 ans, envoya balader les amies et amis de ses grands-parents, qu’elle adorait, au motif qu’il s’agissait de « vieux cons » !
La rupture des générations s’étendait. Qu’en resta-t-il ? Que devint ce quatuor et tous les autres yéyés et rockers ? Avec « Laisse tomber les filles », vous avez un superbe ouvrage pour vous le raconter et, éventuellement, un triple CD de musique des années 60.
Quand la réalité rejoint la fiction, en somme ! J’en suis un témoin encore vivant !

 

« Le feu qui me dévore » de Paul Couturiau (Presses de la Cité) – Fréquence Terre

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
 Si comparaison n’est pas raison, le personnage principal, Bernard Bertin, du roman « Ce feu qui me dévore » de Paul Couturiau paru dans la collection « Terres de France » aux Presses de la Cité, me fait fortement penser à Meursault dans « L’Étranger », le mythique livre d’Albert Camus.
D’ailleurs, l’auteur lui rend hommage en citant le célèbre Prix Nobel 1957 : « C’est l’histoire d’un homme banal, innocent, que la justice prend pour un criminel. Tout cela parce qu’il refuse de mentir  et d’entrer dans son jeu. »
Avec Paul Couturiau, nous voici à Metz en 1970. La maison des Bertin est en feu. Bernard, 18 ans, le fils, arrive sur les lieux du drame. Sa mère décède et son père brûle sous ses yeux. Certains témoins disent qu’il sourit.

« Oui, je souris : sans doute parce que je déteste cette maison. J’y ai passé des heures horribles. Des heures d’une souffrance que je ne souhaite à personne. Cette maison est celle du malheur… »
Cette déclaration va le poursuivre, alors qu’il ne s’agit pas de la vérité.

Et, voici, donc, Meursault quand Bernard déclare : « Demain, ou dans peu de temps, je serai enfermé derrière les barreaux et tout cela n’aura plus de sens. ». À vrai dire, « quelqu’un » a reproduit dans la réalité ce que Bernard avait écrit dans un futur roman. « Je ne suis pas coupable, mais c’est bien moi qui ai inspiré le pyromane, non ? Je n’étais pas né que j’avais déjà été condamné alors à quoi bon lutter ? » Du Camus, non ?
Ensuite, voici deux phrases qui corroborent le climat  dans lequel se déroule une situation minutieusement décrite par l’auteur : « À l’adolescence, on ne cherche pas à comprendre, on juge et on condamne… La plupart des adultes ne dépassent jamais cet âge-là » et «  Le silence est le meilleur allié de la lâcheté ».
Ici, ce n’est plus du Camus mais du Gérard de Cortanze, Prix Renaudot et de l’Académie française, qui déclara il y a peu[1] : « En réalité, un écrivain ne fait rien d’autre que d’écrire des biographies, qui sont celles de ses personnages. Tous les livres sont autobiographiques. »
Dans le fond, avec son dernier ouvrage, Paul Couturiau prouve, à suffisance, que son écriture raffinée mérite bien ces deux comparaisons.
[1] « Le Soir », 27 janvier 2018.

La SNCF, un mauvais élève – Fréquence Terre

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On pourrait penser que la SNCF serait sur les rails de la protection de l’environnement. Ce n’est pas le cas.
On pourrait penser que la SNCF serait sur les rails de la protection de l’environnement. Ce n’est pas le cas. Elle est même plutôt un mauvais élève en ce qui concerne son bilan carbone. Elle préfère faire rouler des cars pendant que ses trains restent au garage.
On le sait : cela ne roule pas comme sur des roulettes pour la SNCF. Les incidents se multiplient. Les petites lignes se raréfient. Les investissements se limitent. Le réseau vieilli. Le transport combiné fonctionne au ralenti. (…)