L’accessibilité aux transports en commun pour les PMR, pas toujours une mince affaire – Fréquence Terre

| Fréquence Terre | Episode du | Durée : 3:01 | RSS | Site Web

Radio Nature | Info Environnement | World Music

Dans certaines villes, empreinter les transports en commun relève du parcours du combattant. Ce n’est pas le cas dans la cité des ducs, qui est souvent citée parmi les villes agréables à vivre de notre pays. Même quand on est à mobilité réduite.
On les appelle les PMR, pour personnes à mobilité réduite. Pour elles, l’accès aux transports en commun est loin d’être une évidence. Il y a des villes qui font des efforts pour rendre leurs bus, tramways et autres métros accessibles aux personnes qui sont en situation de handicap ou de difficulté de déplacement. D’autres les oublient. Petit tour à Nantes, une ville modèle dans le genre.

Kurdistan irakien : l’enfance est un droit – Fréquence Terre

| Fréquence Terre | Episode du | Durée : 5:44 | RSS | Site Web

Radio Nature | Info Environnement | World Music

Favoriser la résilience et resocialiser les peuples déracinés, c’est l’objectif de la Fondation France Libertés qui mène un programme d’éducation et de formation au sein des camps de réfugiés au Kurdistan irakien. Plus de deux millions de réfugiés et de déplacés fuyant les conflits, dont 500 000 enfants, ont trouvé refuge sur ce territoire.
Pour endiguer les traumatismes et donner espoirs à ces populations d’un retour à une vie équilibrée, la Fondation organise depuis deux ans des activités pédagogiques pour les enfants et forme les adultes aux méthodes d’éducation populaire.  Un programme qui a un coût. D’où la campagne de financement participatif actuellement en cours intitulée « L’enfance est un droit ».

Avec Léna Bauer, responsable de la communication à France Libertés.

Dans quelles conditions vivent ces réfugiés dans ces camps du Kurdistan irakien ?
« Les conditions de vie sont assez variable selon les camps. Il faut imaginer des camps qui rassemblent des milliers de personnes qui vivent sous les tentes avec un accès limité à l’eau et à l’électricité. Les enfants peuvent bénéficier de quelques heures d’école par jour. Mais en termes psychologiques, c’est assez difficile, puisque il y a beaucoup d’inactivité et d’isolement. »
D’où viennent ces réfugiés ? Il n’y a pas que des Kurdes ?
« Non, il y a assez peu de Kurdes au Kurdistan irakien. Le camp d’Ashti où nous intervenons est un camp de déplacés. Ce sont des irakiens qui rassemble des communautés shabaks, arabes, des Yézidis, des Turkmènes. Beaucoup de ces réfugiés viennent de Syrie et de la ville de Mossoul, en Irak, d’où ils sont été chassés par la guerre et par l’Etat islamique. »

Quel est l’objectif du programme d’éducation que vous menez sur place, en partenariat avec la Fédération Léo Lagrange ?
« L’objectif général du programme, c’est de contribuer au retour de la paix. Nous pensons que le retour de la paix passe par le fait de favoriser la résilience, c’est-à-dire la capacité à surmonter les traumatismes. Pour cela, on organise des activités constructives dans ces camps de réfugiés. »
De quelle nature sont les activités que vous menez ?
« Ces activités, on les mène avec la Fédération Léo Lagrange et avec des associations kurdes sur place. Pour les adultes, ce sont des activités de formation. On forme à deux métiers, des animateurs et des formateurs d’animateurs. Pour les enfants, ce sont des activités pédagogiques, beaucoup d’activités d’expression, comme le théâtre, la peinture, le dessin, le slam, et des activités de coopération. Les apprentissages sont essentiels, avec l’anglais, les sciences. Mais l’objectif, c’est également de développer la capacité des enfants à se projeter et à imaginer leur avenir par ses activités. »
Dans votre programme, il y a aussi une partie de formation de formateurs, pour que les adultes sur place prennent votre relais.
« Cette formation de formateurs, d’animateurs, cela permet à ce projet de se pérenniser, d’être valable dans le temps. C’est l’un des deux parcours de formation qui est sanctionné par un diplôme, un certificat reconnu par le gouvernement kurde. »
Rêver son futur
Quels sont les résultats perceptibles depuis deux ans ?
« Oui. En deux ans, on a déjà formé 45 personnes à l’un de ces deux cycles de formation. Et 6 000 enfants ont bénéficié de ces activités constructives. Mais au-delà des chiffres, les témoignages sur le terrain montrent qu’il y a une évolution de toutes les personnes impliqués dans ce programme, que ce soient les adultes ou les enfants. L’épanouissement, notamment des enfants, est beaucoup plus grand. Ils arrivent beaucoup mieux à côtoyer les communautés et à surmonter leur traumatismes dus à l’exil et à la guerre. »
Vous avez parlé de résilience à travers ses activités. En quoi cette notion est importante pour ces enfants ?
« La résilience c’est une notion fondamentale pour permettre de surmonter des traumatismes, quand on a vécu des choses difficiles, pour permettre de s’adapter et de se projeter. Quand on a perdu la capacité à se projeter dans l’avenir, à faire des projets, à rêver son futur, on ne peut pas se reconstruire. »

Ce programme a un coût. D’où le financement participatif que vous avez lancé. Vous cherchez à récolter 10 000 euros. A quoi serviront les fonds récoltés ?
« Nous cherchons à étendre ce programme à deux nouveaux camps, les camps de Hassan Sham 2 et de Ozal. Nous cherchons à récolter 10 000 euros, 6 000 euros qui seront consacrés à la formation de 15 nouvelles personnes, 2 000 euros pour les activités pour environ 1 200 enfants. Les 2 000 euros restant serviront à l’achat de matériel. Quand on fait un don de 50 euros sur cette campagne de financement participatif, on permet à 60 enfants de bénéficier d’activités pendant deux semaines. C’est vraiment quelque chose de concret. »
Comment participer à ce financement ?
« On participe sur la plateforme HelloAsso, sur la page de la campagne « L’enfance est un droit », que l’on retrouve sur la page Facebook. On peut participer jusqu’au début du mois de juin. Pour l’instant nous avons atteint 40% de notre objectif des 10 000 euros. Nous sommes très contents d’avoir récolté cette somme. Mais la campagne continue. Faire un don, cela prend quelques minutes. C’est déductible des impôts. Un don de 50 euros revient à 17 euros après la déduction fiscale. Et cela permet vraiment d’aider les personnes qui sont touchées par la guerre à se reconstruire. »

Pour aller plus loin :

L’enfance est un droit : la jeunesse au Kurdistan
Des activités « résilientes » pour les enfants yézidis du camp de Sharia au Kurdistan irakien
Participer au financement de la campagne « L’enfance est un droit »
Agir pour la jeunesse au Kurdistan irakien
Pour une politique jeunesse ambitieuse au Kurdistan

 
 
 

Rencontre avec Juan Masondo : “Passeur” de musique traditionnelle – Fréquence Terre

| Fréquence Terre | Episode du | Durée : 8:14 | RSS | Site Web

Radio Nature | Info Environnement | World Music

Juan Masondo, 73 ans, musicien argentin, évoque la musique traditionnelle de son pays d’origine, qu’il transmet depuis des décennies. Une rencontre exceptionnelle avec ce « passeur », véritable mémoire vivante d’une Tradition à sauvegarder et qui démontre que la musique argentine n’est pas que le tango ![1]
Voici des passages significatifs de son interview, dont la totalité est disponible en podcast, comme des extraits musicaux, repris sous le présent article :
Je suis venu en Europe quand la dictature a commencé, que les militaires ont donc pris le pouvoir et on m’a conseillé de m’en aller le plus vite possible. Au départ, je voulais poursuivre des études universitaires d’ingénieur agronome, ce que je n’ai pu réaliser faute de concordance entre les niveaux des programmes.
Alors, comme j’avais appris la musique par mon père et mon grand-père, guitaristes, que je jouais déjà en amateur en Argentine, je suis devenu musicien professionnel en Europe. Comme la guitare avait toujours été présente dans ma famille, eh bien, j’ai poursuivi cette tradition sur le Vieux Continent !

 Juan Masondo a-t-il été tenté par moderniser son répertoire et, en somme, l’adapter à l’ère contemporaine ?
Pas du tout ! J’ai préféré rester fidèle à la musique traditionnelle, plutôt qu’interpréter des mélanges de musiques folkloriques et modernes en vogue actuellement. Musique traditionnelle que, d’ailleurs, je transmets à de plus jeunes guitaristes, mais qu’en font-ils ?
 La transmettre à leur tour !
Peut-être…

 Sur la pochette du CD dont son repris des extraits  pour illustrer le présent reportage, je vois une colombe…
Je suis un homme de paix et cette colombe symbolise l’envol de la musique vers d’autres cieux…
 Ne lésinons donc pas à écouter cette musique qui relève d’un patrimoine à sauvegarder et, selon ma perception, à propager ! Et que vole encore longtemps la colombe musicale de Juan Masondo…

[1] Les extraits musicaux sont repris du CD « Palomita Viajera » (www.jopiejonkers.com et decauterfam.be), quintette composé de Juan Masondo (chant, guitare et bombo), Jopie Jonkers (chant et harpe), Koen De Cauter (chant et guitare), Alfredo Marcucci (bandonéon) et Rinus Raaijmakers (contrebasse), 2010.

Marre de ne rien voir bouger ? Faites un pas … – Fréquence Terre

| Fréquence Terre | Episode du | Durée : 6:59 | RSS | Site Web

Radio Nature | Info Environnement | World Music

L’effet papillon :  un battement d’aile  peut créer une tempête … C’est vrai aussi pour chacun de nos gestes,  de nos attitudes, et c’est applicable  dans l’engagement personnel,  la sensibilisation aux problèmes environnementaux, et les actions de préservation des Océans …  Un exemple  qui le démontre ?  Retour arrière ,le 7 avril quelque part dans l’Ouest de la France. En savoir plus ?  Ecoutez cette chronique !
 
http://www.longitude181.org

La vie rêvée de Gabrielle de Lyliane Mosca (Presses de la Cité)   – Fréquence Terre

| Fréquence Terre | Episode du | Durée : 3:52 | RSS | Site Web

Radio Nature | Info Environnement | World Music

 
« Littérature sans Frontières »est une chronique de Pierre Guelff
 À 16 ans, Gabrielle Renard, brunette tout en rondeurs gracieuses, quitte son paisible village champenois pour Paris parce qu’elle veut davantage de bruit dans son existence, du piment, de l’aventure et des émois. Eh bien ! Elle aura tout ça tout au long des 360 pages du magnifique roman de Lyliane Mosca,  « La vie rêvée de Gabrielle » paru aux Presses de la Cité.
Tout l’art de l’auteure est de faire ressentir au lecteur ce roman comme un reportage sur le terrain, au cœur même des événements.
Ainsi, Gabrielle se retrouve nurse du deuxième enfant du couple Auguste et Aline Renoir. À sa meilleure amie qui la traite de bonniche, la réplique tombe comme un couperet : « Toi, tu ne sortiras jamais du village. Pendant ce temps, moi, je visiterai Paris et je connaîtrai du beau monde. Des artistes, des écrivains… »
Ainsi, un destin exceptionnel débute en ce bel été 1894 à Montmartre. Et, aux Renoir, elle déclare tout de go : « J’estime que les tâches sont plus douces en chantant. C’est ma façon de faire, chanter en travaillant, et ne jamais me plaindre ! »
Entre deux tâches, elle regarde le peintre à l’œuvre : « C’est beau, patron. Je n’y connais pas grand-chose, mais c’est beau. » Renoir apprécie et, rapidement, la « beauté simple » de Gabrielle l’attire.
Nounou parfaite, cuisinière hors pair, mettant autant de cœur à faire la vaisselle qu’une tarte, elle accepte de poser pour l’artiste pour qui elle a des sentiments confus : de l’admiration et, comme elle le dit elle-même, « autre chose que je ne sais pas définir ».
Et, comme elle se dit une femme libre et qu’elle le restera, cela occasionne rumeurs, jalousies, envies, commérages et, parfois, reconnaissance. Renoir explique : « Gabrielle est si attachante avec sa gaieté, son bon sens et cette sensualité qu’elle met dans toute chose ! C’est la grâce incarnée. Le charme pur de la femme. Bientôt, il faudra qu’elle se déshabille pour que je la peigne dans toute sa plénitude… »

Et, elle accepte et devient quasiment tout aussi célèbre que son patron tant les toiles du maître se vendent et font un tabac dans de prestigieuses expositions.
Les années passent, Renoir est très malade, elle lui sert d’infirmière, et à 32 ans, alors qu’elle n’a rien construit encore de sa vie, elle se sent prisonnière des Renoir et réalise qu’elle est née trop tôt pour le fils Jean, devenu amoureux de son ancienne nounou, et trop tard pour le père, les deux hommes qui comptent le plus dans son existence.
Soudain, elle, la combattante, se sent seule, très seule, jusqu’à la rencontre avec un riche artiste américain totalement inconnu, qui le fascine et ressemble tant à… Renoir-père.
Devenue sa maîtresse, au grand dam de Jean, futur cinéaste célèbre, elle clame encore haut et fort qu’elle est avant tout libre : « Pas besoin de mariage avec mon Américain ! », car elle se souvient, qu’à l’âge de 10 ans, elle gardait les vaches à Essoyes, son village champenois où, à l’heure actuelle, sa maison natale est même devenue un lieu touristique !

Résister, c’est se libérer ! – Fréquence Terre

| Fréquence Terre | Episode du | Durée : 7:08 | RSS | Site Web

Radio Nature | Info Environnement | World Music

Decroly. Un nom qui résonne chez des centaines de milliers de personnes, toutes générations, classes sociales, philosophies et religions confondues, tant ce pédagogue éclairé marque encore les esprits et comportements de citoyens.
Comme l’explique Jean Lemaître dans son ouvrage « Le jour où tout bascula » paru aux Éditions de la Mémoire (MeMograMes), « la pédagogie humaniste du neuropsychiatre Ovide Decroly (1871-1932), a essaimé à travers le monde et ne perd rien de sa pertinence ». Cet humaniste disait que c’est dans la préparation des jeunes à laquelle tout adulte doit participer, que se trouve le gage, le seul, d’un avenir où la justice et le droit dans le travail solidaire l’emporteront sur la force aveugle et l’iniquité.
Et, l’auteur, avant d’entamer son récit, de clamer que les propos de Decroly relevaient bien « d’une prophétie, plus que jamais d’actualité ».
Ce récit est celui d’une situation réelle avec en bruit de fond celui des bottes gestapistes et la poignante histoire contée force à une double réflexion majeure : a-t-on vraiment compris les leçons laissées par le nazisme et tout autre régime totalitaire du même acabit et aurons-nous le courage de relever le défi lancé par des résistants à toute forme de dictature sous le cri d’espoir : « Plus jamais ça ! » ?
Certains s’y attèlent et le livre de Jean Lemaître, sans être un essai spécifique sur la désobéissance civile, la résistance citoyenne ou autre mouvement pacifiste actif contre l’oppression et l’injustice, se fait, par son histoire en forme de reportage, l’écho d’un engagement actif (et pas seulement de belles théories) pour la liberté.
Un récit historique poignant

 Paul, avocat, fervent catholique, et Hélène, modeste vendeuse, étaient les heureux parents de Claude. Ce père attentionné, dont la foi n’empêchait nullement le libre arbitre, décida d’inscrire leur unique enfant à l’École Decroly, établissement considéré avant la Seconde Guerre mondiale comme, je cite, « un nid de libéraux et de socialistes anticléricaux où l’on pratiquait une pédagogie sulfureuse, axée sur l’expérimentation et le libre examen. »
Claude s’y épanouit, se fit des amis, alors que Madame Libois, leur enseignante, leur apprenait à « respecter les faits et à suspecter les interprétations », les éveillait à l’esprit critique, développait leurs capacités de raisonnement, de jugement et d’intuition.
Dans la nuit du 10 au 11 mai 1940, Claude fut réveillé en sursaut. Comme des millions de gens, d’ailleurs. Les nazis commençaient à déferler par vagues successives sur l’Europe.
Alors, au fil du temps, l’École Decroly accueillit de jeunes réfugiés, des juifs, de faux étudiants pour échapper au Travail obligatoire en Allemagne. Abraham, le pote de Claude, dut porter l’étoile jaune, l’aviateur anglais caché chez Paul et Hélène échappa de peu aux gestapistes, mais la famille fut dénoncée, arrêtée, incarcérée. Claude fut libéré quelques mois plus tard, ses parents menacés de mort.
Durant cette période, le réseau de l’École Decroly joua son rôle clandestin, une véritable armée de l’ombre de toutes les composantes de l’établissement qui, de la sorte, faisait honneur aux principes fraternels d’Ovide Decroly.
Hélène fit la folle et expédiée dans un asile allemand, son cher Paul fut déporté, Claude trouva refuge en province grâce audit réseau.
Un mot d’ordre émanait de celui-ci, malgré la faim, les trahisons, les tortures, les arrestations, les exécutions : « Résister, c’est se libérer ! »

Si les derniers chapitres sont touchants, grâce soit rendue à l’auteur de ne pas tomber dans le pathos : on y apprend qui livra la famille de Claude à la Gestapo, le sort d’Hélène et de Paul, celui de rescapés qui, vaille que vaille, tentèrent de se reconstruire malgré des existences parfois tourmentées, et, aussi, ce qui traduit bien la philosophie « decrolienne » : « Partir d’une feuille blanche, rabibocher les pays entredéchirés pour rebâtir une Europe unie ».
Hélas, le bruit des bottes se fait à nouveau entendre au loin, comme si l’adage « L’Histoire est un éternel recommencement » était inscrit dans les gênes des humains.
D’où, me semble-t-il, de lire ou de relire cet ouvrage pour tenter de contredire cette hypothèse.

Rythme cardiaque : que de morts subites et pathologies graves ! – Fréquence Terre

| Fréquence Terre | Episode du | Durée : 7:50 | RSS | Site Web

Radio Nature | Info Environnement | World Music

Christophe Scavée est cardiologue et professeur d’université[1], mais, surtout, spécialiste de réputation internationale en rythmologie. Il vient de publier un ouvrage[2] à l’heure où, dans le monde entier, l’alerte est donnée sur le nombre impressionnant de morts subites et accidents cardio-vasculaires majeurs.
Certes, on sait que le cœur est l’organe vital par excellence, mais, jamais, semble-t-il, il n’en a été autant question ces derniers temps : des dizaines de morts subites quotidiennement (130 en France, 30 en Belgique…), pas seulement chez les nourrissons, décès de jeunes sportifs lors de compétitions, tel le cycliste Michaël Goolaerts au récent Paris-Roubaix, aorte défaillante du roi Albert II, cri d’alarme lancé par des centaines de spécialistes sur les effets cardio-vasculaires de la pollution atmosphérique dans les villes…, au point que se succèdent des campagnes de prévention : Semaine du Rythme cardiaque en Belgique, Journée Mondiale du cœur, Parcours du Cœur en France dans près de 1.000 villes avec quelque 200.000 participants… C’est dire l’ampleur de ce « fléau » !

La situation semble devenir de plus en plus préoccupante au niveau des morts subites. Corroborez-vous ce diagnostic ?

La mort subite cardiaque (MS) a toujours existé et n’est pas un phénomène nouveau. Elle peut toucher toutes les tranches de la population. Les statistiques vont de 0,1 à 0,2% avec, bien entendu, des pics d’incidence chez les personnes âgées et surtout à partir de 35 ans. Rappelons que la MS d’origine cardiaque est une mort naturelle et représente à peu près 13% du total des morts naturelles et la moitié des morts d’origine cardiaque.
Pacemakers et cœurs artificiels

D’un autre côté, que de progrès avec la miniaturisation poussée des pacemakers et même de sérieux espoirs fondés dans le cœur artificiel pour prolonger de manière significative l’existence de cardiaques considérés en fin de vie.

Le pacemaker ou stimulateur cardiaque est un petit appareil électronique que l’on implante chez les patients dont le rythme est trop lent et il prolonge leur vie. Actuellement, il existe des stimulateurs cardiaques de la taille de 1 à 2 cm maximum. Ils sont donc faciles à implanter chez des personnes âgées, et c’est surtout une fantastique évolution qui va dans le sens de l’amélioration des soins de santé.  Les progrès vont aussi dans le sens de la réparation d’un cœur qui est en partie détruit. On sait qu’il y a la transplantation cardiaque, mais elle a ses limites parce qu’il faut des donneurs et des cœurs nouveaux à transplanter, ce qui n’est pas toujours facile. Du coup, la technologie répond aussi à cette disponibilité par la création de modèles complètement artificiels. Les études sont en cours pour créer des appareils les plus performants possibles permettant de supplanter un cœur naturel. Les progrès sont présents et il y a de nombreux espoirs !
Facteurs de risques

Outre les maladies génétiques, quels sont les principaux facteurs de risques pour le système cardio-vasculaire ?

Les principales causes de maladies cardiovasculaires se retrouvent dans nos mauvaises habitudes de vie : fumer, avoir trop de cholestérol, diabète, tension artérielle trop élevée, sédentarité. Cela concerne beaucoup de gens au-delà de 35 ans et ces facteurs de risques peuvent causer des infarctus et la mort subite. Chez les patients plus jeunes, il y a des maladies génétiques, souvent d’origines familiales, plutôt rares mais qui peuvent occasionner des dégâts cardiaques importants, comme la MS telle qu’on la voit dans le sport de compétition, par exemple.
Quelques conseils

Quels conseils élémentaires préconisez-vous pour éviter les accidents cardiaques, voire diminuer d’éventuels troubles du rythme qui perturbent sérieusement la vie sociale et intime du citoyen ? 

C’est d’avoir un mode de vie le plus sain possible ! Au mieux, essayer d’éradiquer tous les facteurs de risques : mauvaise alimentation, manger trop gras, trop salé, trop de graisses animales, saturées et « trans », c’est-à-dire des graisses végétales industrielles transformées que l’on retrouve dans les pâtisseries, gâteaux, biscuits… Il faut aussi faire de l’activité physique, qui va modéliser notre cœur et notre rythme cardiaque et prévenir le développement de maladies cardio-vasculaires, diminuer des arythmies graves, comme la MS.
L’OMS (Organisation Mondiale Santé) conseille de pratiquer régulièrement trois heures d’activités physiques par semaine. Cela permet de gagner en qualité de vie et, surtout, de survie, car marcher de 10 à 15 minutes par jour, prolonge la vie de trois ans en moyenne. Donc, les recommandations sont relativement simples : elles sont à la fois diététiques, éliminer nos facteurs de risques, moins de stress, arrêter de fumer, réduire sa consommation d’alcool… Ainsi, quand on voit les jeunes en consommer de plus en plus, cela devient toxique à un certain niveau !
Et puis, il y a également lieu de pratiquer du yoga, de la cohérence cardiaque et, ainsi, on peut agir au niveau de notre mental, ce qui aura une influence bénéfique sur notre bien–être.
[1] UCL : Université catholique de Louvain et études spécialisées à l’Hôpital cardiologique Haut-l’Évêque de Bordeaux.
[2] « Rythme cardiaque, rythme de vie », Professeur Scavée, Éditions Mardaga, 320 pages,  19.90 euros, parution : mi-mai 2018.

L’école à la découverte de l’eau (rediffusion) – Fréquence Terre

| Fréquence Terre | Episode du | Durée : 3:39 | RSS | Site Web

Radio Nature | Info Environnement | World Music

Précieuse et pourtant menacée, source de vie parfois dévastatrice, symbole de pureté le plus souvent polluée et impropre à la consommation… Nécessaire à l’activité humaine mais inaccessible, essentielle à la survie et au développement de l’humanité, mais source de conflit entre les Etats… Indispensable au maintien des écosystèmes, mais menacée dans sa pureté par la main de l’homme…
De simples constats qui mettent en évidence qu’il faut travailler plus que jamais pour la préservation de l’eau. Cela passe notamment par une information et une éducation au plus tôt.
C’est ainsi que de nombreuses initiatives, destinées à faire découvrir l’eau aux jeunes générations, se multiplient…
Le cycle de l’eau fait maintenant partie du travail de sensibilisation fait dans les écoles. Un peu partout en France, les enseignants incluent dans leurs programmes des séances de travail autour de l’eau. Distillées dans l’année ou centrées sur une quinzaine de jours dédiés, l’étude de la précieuse molécule est devenue incontournable.
Ici c’est de la pâte à papier que l’on va apprendre à fabriquer. Les enfants récupèrent les papiers de la poubelle de l’école, les déchirent en petits morceaux, puis les mettent dans l’eau… La mixture obtenue est coulée dans des cadres afin de reconstituer des feuilles de papier. Les enfants agrémentent souvent leur réalisation d’incrustation de petites fleurs pour en faire du papier à lettre personnalisé.
Ailleurs, c’est une leçon plus magistrale sur le cycle de l’eau… Avec expérience scientifique à la clé, les élèves vont mettre en évidence le passage de l’eau par ses différents états… De simple liquide, ils vont la voir s’évaporer ou se transformer en glace suivant le traitement thermique que l’on va lui faire subir… Les nuages, la pluie, la neige, tous ces phénomènes naturels vont ainsi devenir familiers aux petits écoliers.

Aqueduc de la vanne / ©Jacques Mossot
Les écoles élémentaires multiplient aussi les sorties sur le thème de l’eau… De la petite rivière qui coule à proximité, au moulin à eau fraîchement restauré, la vie de l’eau va prendre une autre dimension. Après un détour par le vieux lavoir du village, où l’on en profitera pour faire un petit cours d’histoire, la visite peut aussi passer par la découverte de cet aqueduc qui servait autrefois à alimenter la capitale à partir des sources du sud de l’Essonne et de la Seine et Marne… Conçu à l’époque napoléonienne, cet aqueduc de la Vanne et du Loing est fièrement restauré par des associations qui en profitent pour faire découvrir aux jeunes générations ce remarquable ouvrage…
Les élèves vont aussi pouvoir aborder d’autres ouvrages plus récents mais tout aussi vitaux pour la vie de chacun d’entre nous… En s’appuyant sur les Agences de l’Eau, les enseignants abordent la question de l’approvisionnement en eau potable et du traitement des eaux usées. Des visites de stations d’épuration sont ainsi organisées un peu partout sur le territoire. Un moment souvent marquant pour les élèves qui voient, concrètement, les eaux usées que chaque habitant rejette quotidiennement. Passé le moment délicat de l’odeur, les enfants découvrent les différentes étapes du traitement, non sans avoir été sensibilisé aux difficultés de cette opération. Une manière de mieux prendre conscience de l’attention que l’on doit porter à nos rejets domestiques…
Cette étude du cycle de l’eau passe aussi parfois par un détour par la mare ou la rivière du village où les élèves vont aller pêcher ou simplement découvrir les minuscules organismes qui peuplent nos cours d’eau… Tritons, salamandres, et autres amphibiens vont souvent achever d’émerveiller leurs yeux.
Toutes ces animations pédagogiques tentent d’amener les enfants vers une culture environnementale afin que leur quotidien intègre naturellement le respect et la protection de ce bien rare et précieux : l’eau.
Pour aller plus loin :

L’aqueduc de la Vanne et du Loing
Le cycle de l’eau, avec les Agences de l’Eau

 

Les Droits de l’Océan: Ce qui n’est à personne doit être respecté par tous ! – Fréquence Terre

| Fréquence Terre | Episode du | Durée : 7:00 | RSS | Site Web

Radio Nature | Info Environnement | World Music

L’association LONGITUDE 181 a lancé un programme intitulé « Les droits de l’Océan ».  François SARANO, cofondateur de l’association, nous en explique les raisons  et la nécéssité de repenser  ce qui n’appartient à personne : l’océan, bien commun, et qui doit être respecté de tous !

LONGITUDE 181 – Association de protection de l’Océan


 
(c) Dessin de Franck GIRELLI

« L’impératif de désobéissance » de Jean-Marie Muller (Le Passager clandestin) 2/4 – Fréquence Terre

| Fréquence Terre | Episode du | Durée : 3:01 | RSS | Site Web

Radio Nature | Info Environnement | World Music

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
« L’impératif de désobéissance » de Jean-Marie Muller (Le Passager clandestin) ne se résume pas une seule chronique tant cet essai est dense d’informations et de faits historiques avérés.
Avec cette deuxième rubrique, nous voici en compagnie de celui qui délivra de manière non violente l’Inde du joug colonialiste anglais, Gandhi. Pour lui, le refus de coopérer avec l’injustice était à la fois une exigence éthique qui obligeait l’individu à ne pas être lui-même complice du mal, et un principe stratégique qui lui permettait de lutter contre l’injustice. « L’exigence de la conscience doit primer la contrainte de la loi. La vertu cardinale du citoyen n’est pas l’obéissance, mais la responsabilité. La désobéissance civile est une révolte sans aucune violence. »
Argument récurrent : nous serions tous nazis s’il n’y avait pas eu l’intervention des Alliés et des résistants ! Réponse : des exemples de désobéissance civile organisée rigoureusement et soutenue par la majorité de la population, démontrent que la dictature de l’occupant allemand, malgré des tentatives, parfois violentes, de soumission à ses directives, connut des échecs retentissants : tels, 1.100 professeurs norvégiens résistants pacifiquement par des déclarations publiques « qu’ils n’enseigneraient pas quoi que ce soit qui violerait leur conscience », tels des policiers français sous le même occupant nazi ne collaborant pas aux rafles de juifs et, à Nancy, par exemple, en sauvant 350 d’entre eux de l’Holocauste.
Bien plus tard, les plus hautes autorités françaises rendirent hommage à ces policiers pour, je cite « leur courage contre la passivité, la docilité et l’obéissance aveugle ». En somme, ces hauts représentants de la République firent l’éloge de la désobéissance civile !
En d’autres termes, il y a la possibilité de désobéir à un ordre illégitime, quelle que soit sa légalité. C’est un principe moral fondamental de devoir désobéir à des ordres indignes. La justice, c’est plus que la légalité !
Ainsi, ce qui est légal n’est pas obligatoirement légitime, sans oublier le principe de précaution ou de protection trop souvent ignoré ou, tout simplement, refusé.