“Beetlejuice”, Tim Burton, 1988 – 24.03.2019

| RTS - Radio Télévision Suisse | Episode du | Durée : 53:18 | RSS | Site Web

Travelling, un déplacement de caméra pour tout connaître de l'histoire du cinéma! Une émission de Catherine Fattebert. Fichiers audio disponibles durant 30 jour(s) après diffusion. - Pour un usage privé exclusivement.

Beetlejuice de Tim Burton, sorti en 1988, est une comédie dramatique renversant les histoires de fantômes habituelles où les vivants font fuir les morts. Car ici, ce sont les fantômes, soit un couple de jeunes mariés récemment décédés, qui va tout mettre en œuvre pour faire partir les nouveaux occupants de leur maison avec lʹaide dʹun affreux jojo, vulgaire et méchant, Beetlejuice.

A lʹécran, Michael Keaton, absolument parfait en bio-exorciste démoniaque, mais aussi Winona Ryder, 16 ans, que le film révèle au grand public. On y trouve également Alec Baldwin et Geena Davis.

Le film présente lʹunivers déjanté de Tim Burton, ses monstres fantaisistes, ses créations de carton-pâte, ses couleurs vives comme ses noirs ultimes. Le jeune réalisateur y met au point ce qui deviendra ses marques de fabrique.

On y trouve un Beetlejuice, au nom qui signifie littéralement jus de cafard, au costume rayé et aux dents jaunes, une jeune fille au grand chapeau gothique, une salle dʹattente remplie de fantômes au corps coupé, à la tête rétrécie, et un serpent de sable rouge et bleu avec une tête à lʹintérieur de lʹautre.

Beetlejuice remporte l’Oscar du meilleur maquillage ainsi que le Saturn Award du meilleur film d’horreur. Le film devient rapidement culte et emporte lʹadhésion du public comme de la critique. Il permettra à Tim Burton de révolutionner le monde des super-héros avec un Batman crépusculaire lʹannée suivante et dʹinstaller durablement son univers dans lʹhistoire du cinéma.

“Vincent, François, Paul et les autres…”, Claude Sautet, 1974 – 17.03.2019

| RTS - Radio Télévision Suisse | Episode du | Durée : 53:16 | RSS | Site Web

Travelling, un déplacement de caméra pour tout connaître de l'histoire du cinéma! Une émission de Catherine Fattebert. Fichiers audio disponibles durant 30 jour(s) après diffusion. - Pour un usage privé exclusivement.

« Vincent, François, Paul et les autres… », de Claude Sautet, sort en 1974. Cʹest un film choral, un hymne à lʹamitié de quinquagénaires qui sʹarticule autour dʹune triple crise existentielle. On y fume, on y mange, on sʹy engueule autour du gigot du dimanche, on y souffre beaucoup. Les femmes sʹémancipent, oscillent entre abandon et lassitude, les Trente Glorieuses amorcent leur crépuscule, la petite bourgeoisie sʹenlise. Un jeune ouvrier boxeur amateur débarque dans le trio et symbolise lʹémergence dʹun nouveau monde.

A lʹécran, Michel Piccoli, Yves Montand, Serge Reggiani, mais aussi Gérard Depardieu, Stéphane Audran, Marie Dubois et Catherine Allégret. Tous livrent un portrait doux-amer de la France des années 1970. Vérité de lʹincarnation, vérité des comédiens.

Jean-Loup Dabadie et Claude Sautet au scénario adaptant le roman « La Grande Marrade » de Claude Néron. Quand le cœur de Vincent montre des signes dʹessoufflement, lʹharmonie se brise, la peur de mourir au mi-temps de la vie bouleverse tous les protagonistes de lʹhistoire. La fêlure au coin de lʹâge, mais le bonheur en montagnes russes, voilà ce que raconte le film de Claude Sautet.

REFERENCES

BOUJUT, Michel, Conversations avec Claude Sautet, Institut Lumière/Actes Sud, 1994

LʹAvant-Scène Cinéma, Vincent, François, Paul et les Autres…, Claude Sautet, Décembre 1974

Korkmaz, Joseph, Le cinéma de Claude Sautet, Collection Cinéma Permanent, Lherminier, 1985

“L’ours”, Jean-Jacques Annaud, 1988 – 10.03.2019

| RTS - Radio Télévision Suisse | Episode du | Durée : 53:15 | RSS | Site Web

Travelling, un déplacement de caméra pour tout connaître de l'histoire du cinéma! Une émission de Catherine Fattebert. Fichiers audio disponibles durant 30 jour(s) après diffusion. - Pour un usage privé exclusivement.

LʹOurs de Jean-Jacques Annaud sort en 1988. Cinquième film du réalisateur français quʹil entame juste après Le nom de la Rose, ce film est une aventure folle.  » Impossible  » lui avait-on dit.
LʹOurs raconte lʹhistoire dʹun grand ours solitaire et dʹun ourson orphelin. Lʹours est poursuivi par des chasseurs. Et cʹest le point de vue des animaux.
Le projet met six ans à voir le jour. Six ans pendant lesquels on caste des ours aux Etats-Unis et en Allemagne, que lʹon récupère des oursons dans les zoos, et quʹon les élève dans une nurserie spécialement dédiée.
Lʹentraînement des ours prend des années.
Il y a aussi des centaines dʹinsectes, un puma, des chiens, des oiseaux, des écureuils, des biches, des grenouilles.
Un vétérinaire est à demeure sur le tournage.
Tous les  » acteurs  » animaux se plie de plus ou moins bonnes grâces aux indications du réalisateur.
Jean-Jacques Annaud filme son histoire impossible. 109 jours dʹun tournage dans les Dolomites qui multiplie les exploit techniques et artistiques.
LʹOurs remporte le César du meilleur réalisateur en 1989 pour Jean-Jacques Annaud et meilleur montage pour Noelle Boisson.

BENABENT-LOISEAU, Josée, Les secrets de lʹOurs, Grasset, 1988

LECLERE, Marie-Françoise, ANNAUD, Jean-Jacques, Une vie pour le cinéma, Grasset 2018

“Et Dieu créa la femme”, Roger Vadim, 1956 – 03.03.2019

| RTS - Radio Télévision Suisse | Episode du | Durée : 53:16 | RSS | Site Web

Travelling, un déplacement de caméra pour tout connaître de l'histoire du cinéma! Une émission de Catherine Fattebert. Fichiers audio disponibles durant 30 jour(s) après diffusion. - Pour un usage privé exclusivement.

« Et Dieu créa la femme », c’est LE film qui va faire de Brigitte Bardot une star ultime, un sex symbol mondial, le phénomène BB.
Tourné en 1956 par Roger Vadim, le mari de Brigitte Bardot, le film raconte quelques semaines de la vie dʹune jeune femme libre amoureusement, trop belle et trop désirable.
Il déchaîne les passions à sa sortie.

Delicatessen, Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet, 1991 – 24.02.2019

| RTS - Radio Télévision Suisse | Episode du | Durée : 53:16 | RSS | Site Web

Travelling, un déplacement de caméra pour tout connaître de l'histoire du cinéma! Une émission de Catherine Fattebert. Fichiers audio disponibles durant 30 jour(s) après diffusion. - Pour un usage privé exclusivement.

Cʹest un film fantastique, poétique, étrange, cannibale, punk, retro, burlesque, morbide, doré, magique, fantasmagorique. Les mots manquent presque pour décrire le monde foisonnant de « Delicatessen » de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet sorti en 1991.

Lʹhistoire dʹun ancien clown engagé par un boucher ogre comme homme à tout faire dans un immeuble aux confins du temps et de lʹespace. Sʹy croisent un éleveur dʹescargots, un fabriquant de boîte à meuh, des troglodistes végétariens, une scie musicale, une suicidaire inventive et une jeune femme amoureuse.

Les comédiens promènent leurs gueules dans ce film particulier. Jean-Claude Dreyfus, Dominique Pinon, Rufus, Ticky Holgado, Marie-Laure Dougnac et Karin Viard sont tous embarqués dans un univers foisonnant à la limite de lʹabsurde.

Cet Objet Filmique non identifié, quand il sort en 1991, fait sensation. La bande dessinée y côtoie lʹunivers de Marcel Carné, les photographies de Robert Doisneau et les utopies de Métal Hurlant. Lʹesthétique particulière de « Delicatessen » marque son époque et signe les œuvres du duo Caro et Jeunet.

Certains critiques regrettent lʹaspect esthétisant de la chose, reprochant à ses auteurs leur originalité formelle. Dʹautres encensent ce film à part, unique en son genre à ce moment-là. Il gagne quatre César en 1992.

“Règlements de comptes à OK Corral”, John Sturges, 1957 – 17.02.2019

| RTS - Radio Télévision Suisse | Episode du | Durée : 53:44 | RSS | Site Web

Travelling, un déplacement de caméra pour tout connaître de l'histoire du cinéma! Une émission de Catherine Fattebert. Fichiers audio disponibles durant 30 jour(s) après diffusion. - Pour un usage privé exclusivement.

« Règlements de comptes à O.K. Corral », ou « Gunfight at the O.K. Corral », réalisé par John Sturges, sort en 1957 avec, à lʹaffiche, Kirk Douglas et Burt Lancaster.
Cʹest lʹhistoire, au-delà dʹun règlement de comptes mémorable et véridique, dʹune amitié bourrue entre le shérif Wyatt Earp et le Doc Holliday, aristocrate, médecin déchu, et joueur impénitent.
Les deux hommes vont se retrouver confrontés à la bande des frères Clanton qui terrorise la ville.
La fusillade historique aura lieu le 26 octobre 1881 à Tombstone, Arizona.
Cet épisode sanglant, qui voit la mort du gang Clanton et la victoire de Wyatt Earp et de ses comparses, fait partie des légendes de lʹOuest.

“Yellow submarine”, George Dunning, 1968 – 10.02.2019

| RTS - Radio Télévision Suisse | Episode du | Durée : 53:08 | RSS | Site Web

Travelling, un déplacement de caméra pour tout connaître de l'histoire du cinéma! Une émission de Catherine Fattebert. Fichiers audio disponibles durant 30 jour(s) après diffusion. - Pour un usage privé exclusivement.

« Yellow Submarine » est dessiné par Heinz Edelmann qui met tout son talent dans cette œuvre particulière. Les dessins y sont vraiment exceptionnels, riches et variés, empruntant à lʹesprit du moment, à la photographie, aux collages, à la pop culture, à la bande dessinée.
« Yellow submarine » est une aventure de fiction, rocambolesque, et psychédélique, parlant dʹamour et de musique, mettant en scène les Beatles: Paul, George, John et Ringo.
Ceux-ci sont doublés par des acteurs. Ils nʹapparaissent en personne quʹà la fin du film quand la musique est revenue maîtresse de Pepperland.
La bande originale du film sort en album le 17 janvier 1969.
Elle comprend six chansons des Beatles dont celle qui donne son titre au film. Quatre sont inédites. Le reste se compose de la trame orchestrale de George Martin.
A sa sortie, le film des Beatles reçoit un accueil modéré de la part du public anglais.
Trop fouillis, trop moderne, trop psychédélique peut-être.
Mais les Américains adorent.

“Les faiseurs de Suisses” (Die Schweizermacher), Rolf Lyssy, 1978 – 03.02.2019

| RTS - Radio Télévision Suisse | Episode du | Durée : 53:18 | RSS | Site Web

Travelling, un déplacement de caméra pour tout connaître de l'histoire du cinéma! Une émission de Catherine Fattebert. Fichiers audio disponibles durant 30 jour(s) après diffusion. - Pour un usage privé exclusivement.

« Les faiseurs de Suisses » (Die Schweizermacher), de Rolf Lyssy, sorti en 1978, est certainement le film suisse le plus connu, le plus aimé, le plus regardé en famille et qui a marqué ainsi des générations de spectateurs. Un film au succès phénoménal resté pendant quasi vingt ans en tête du box-office helvétique avec près dʹun million dʹentrées avant dʹêtre détrôné par « Titanic ».
Cette comédie satirique met en scène deux fonctionnaires zurichois chargés de rendre des rapports sur des candidats à la naturalisation.

“Cléopâtre” (Cleopatra), Joseph L. Mankiewicz, 1963 – 27.01.2019

| RTS - Radio Télévision Suisse | Episode du | Durée : 52:58 | RSS | Site Web

Travelling, un déplacement de caméra pour tout connaître de l'histoire du cinéma! Une émission de Catherine Fattebert. Fichiers audio disponibles durant 30 jour(s) après diffusion. - Pour un usage privé exclusivement.

« Cléopâtre », « Cleopatra », de Joseph Leo Mankiewicz, avec Elisabeth Taylor, Richard Burton, et Rex Harrison dans les rôles titres, est lʹun des films les plus coûteux et les plus célèbres du cinéma.
« Cléopâtre », commencé à la va-vite par Rouben Mamoulian, terminé dans la douleur par Joseph Mankiewicz, coûte si cher quʹil manque de couler la 20th Century Fox, la maison de production.
Tout sʹallie pour tourner au désastre. La critique lʹassassine mais le public suit.

“Sous le soleil de Satan”, Maurice Pialat (1987) – 20.01.2019

| RTS - Radio Télévision Suisse | Episode du | Durée : 53:19 | RSS | Site Web

Travelling, un déplacement de caméra pour tout connaître de l'histoire du cinéma! Une émission de Catherine Fattebert. Fichiers audio disponibles durant 30 jour(s) après diffusion. - Pour un usage privé exclusivement.

« Sous le soleil de Satan » de Maurice Pialat sort en 1987.
Cʹest une œuvre très particulière, où la lumière joue un rôle central, où la pellicule, nimbée de blanc, offre la vision christique dʹun curé de campagne qui devient un saint tout y perdant son âme.
Le roman est de Georges Bernanos, publié en 1926. Cʹest un roman phare de la littérature française.
Maurice Pialat lʹadapte au cinéma, faisant jouer Gérard Depardieu en abbé Donissan et Sandrine Bonnaire en Mouchette, la jeune fille enceinte.
Le film reçoit la Palme dʹor à lʹunanimité à Cannes en 1987.