Scarface – Brian De Palma – 1983 – 15.01.2017

| RTS - Radio Télévision Suisse | Episode du | Durée : 53:17 | RSS | Site Web

Travelling, un déplacement de caméra pour tout connaître de l'histoire du cinéma! Une émission de Catherine Fattebert.. Fichiers audio disponibles durant 30 jour(s) après diffusion. - Pour un usage privé exclusivement.

Scarface, avec Al Pacino dans le rôle titre de Tony Montana, est un remake du Scarface dʹHoward Hawks de 1932.
Les mafiosi sont devenus des malfrats cubains de droit communs, lâchés par Castro sur les USA. Lʹalcool est remplacé par la cocaïne.
Le film raconte une autre histoire de lʹAmérique. Plus contemporaine. Tout aussi terrible.
Scarface choque à sa sortie et ne rencontre pas le succès escompté. Ses dialogues (cʹest le film de lʹhistoire du cinéma dans lequel le mot fuck est le plus prononcé), son langage de rue, la passion des armes à feu, la drogue à gogo, dans une esthétique très maîtrisée, mettront du temps à devenir un classique du cinéma. Mais surtout, on ne pardonne pas à De Palma de dénaturer un classique du cinéma. Encore moins à son scénariste Oliver Stone dʹavoir transformé le gangster inspiré dʹAl Capone en un clown violent au nez poudré de cocaïne.

Scarface, Brian de Palma, 1983
Présenté par : Catherine Fattebert

Travelling – 09.01.2017

| RTS - Radio Télévision Suisse | Episode du | Durée : 55:54 | RSS | Site Web

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Certains l’aiment chaud – Billy Wilder – 1959 – 08.01.2017

| RTS - Radio Télévision Suisse | Episode du | Durée : 52:55 | RSS | Site Web

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« Certains l’aiment chaud » (Some Like It Hot) est un film américain de Billy Wilder sorti en 1959, avec Marilyn Monroe, Tony Curtis et Jack Lemmon.

À Chicago en 1929, en pleine prohibition, deux musiciens, un saxophoniste (Tony Curtis) et un contrebassiste (Jack Lemmon) se trouvent être les témoins, par hasard, d’un massacre entre gangsters. Les voilà poursuivit par Columbo les guêtres et son équipe de mafieux. Afin de lui échapper, ils se déguisent en femmes et partent pour trois semaines en Floride avec un orchestre féminin qui cherchait justement un saxo ténor et un contrebassiste. Joe se métamorphose en Joséphine, Jerry en Daphné. Dans l’orchestre se trouve Suger Kane (Marilyn Monroe), chanteuse et joueuse d’ukulélé. Joe en tombe amoureux et décide de la séduire quand l’occasion s’en présentera en se faisant passer pour un milliardaire. Tout ça pendant qu’un vrai milliardaire tombe lui amoureux de Daphné, soit Jerry qu’il prend pour une fille. Mais on le sait personne n’est parfait.
 
Dans cette comédie burlesque, Billy Wilder parodie les films de gangster et joue sans vergogne des ambiguïtés et sous entendus sexuels.
Les gags s’enchaînent sertis de dialogue cultes, au service d’une réflexion caustique sur la découverte de l’univers des femmes par deux hommes qui auparavant ne cherchaient qu’à les consommer. Reste que pour incarner cette gaudriole, il faut des acteurs d’envergure internationale, des stars. Il faut que ça brille à l’écran, qu’on en ait plein la vue. Le producteur impose la présence de vedettes à l’écran sinon pas de « Certains l’aiment chaud ». Qu’à cela ne tienne, Billy Wilder s’en va regarder du côté d’Anthony Perkins et de Frank Sinatra.
Frank Sinatra est la coqueluche d’Hollywood, impossible pour lui, comme pour Perkins d’ailleurs, de s’imaginer habillé en femme pendant les ¾ d’un film. Wilder avise alors un jeune comédien aux dents longues et à la belle gueule Tony Curtis, qui accepte immédiatement le rôle trop heureux de saisir l’occasion de tourner avec cette grande figure du cinéma qu’est Billy Wilder.

Son collègue musicien sera interprété par Jack Lemmon, également une figure montante des studios. Mais ni l’un ni l’autre ne sont des stars, pas encore du moins… qui alors? Si la star n’est pas masculine, elle peut être féminine. Et pourquoi pas Marilyn Monroe… pas question dit Billy Wilder, la faire jouer, c’est comme arracher une dent. Wilder s’est juré de ne plus retravailler avec Marilyn après son expérience sur « 7 ans de réflexions ». Mais les producteurs trouvent l’idée excellente. À tout hasard, on lui demande. Marilyn accepte. Elle sera Sugar Kane, l’actrice principale du film « Certains l’aiment chaud » au grand dam de Billy Wilder.

Nouvelle diffusion de l’émission du 11 janvier 2015.

La folie des grandeurs – Gérard Oury – 1971 – 01.01.2017

| RTS - Radio Télévision Suisse | Episode du | Durée : 53:27 | RSS | Site Web

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Catherine Fattebert nous conte la naissance du film de Gérard Oury « La folie des grandeurs », sorti sur les écrans en 1971.

Gérard Oury, de son vrai nom Max-Gérard Houry Tannenbaum est un réalisateur, scénariste, metteur en scène et acteur français né le 29 avril 1919 à Paris et mort le 19 juillet 2006. Il est derrière les plus grands succès du cinéma français en matière de comédie: « Le Corniaud », « Le Cerveau », « La grande vadrouille », « Les aventures de Rabbi Jacob » et évidemment « La folie des grandeurs ».
Pour travailler son scénario, Gérard Oury collabore avec sa fille, Danièle Thompson et avec Marcel Jullian. En plus de son envie d’adapter « Ruy Blas », qu’il avait joué sur scène dans les années 60, il répond à une demande de Louis de Funès, déçu par ses derniers rôles (« Le Gendarme en balade », « Sur un arbre perché »): « Ecris-moi une belle saloperie, lui demande de Funès, l’histoire d’un type arrogant avec les pauvres, qui les humilie, les pressure et, tout de suite après, s’aplatit devant les puissants ». Ainsi naissent « Les sombres héros », rebaptisés « La folie des grandeurs ». Après le carton au box-office du « Corniaud » (1965) et le triomphe de « La grande vadrouille » (1966), « La folie des grandeurs » doit être le troisième film du tandem Bourvil-Louis de Funès.

Mais, le 23 septembre 1970, Bourvil succombe à un cancer des os. Simone Signoret souffle alors à Gérard Oury l’idée d’engager Yves Montand. Le réalisateur trouve la proposition audacieuse (l’acteur sort de « Z », de « L’Aveu » ou encore du « Cercle rouge »… avec Bourvil).
Avec Danièle Thompson et Marcel Jullian, il réécrit entièrement le rôle « à la bouche » de Montand. Les auteurs du film paient avec humour leur tribut à Victor Hugo en précisant dans le générique que même si « Toute ressemblance avec les personnages d’un célèbre drame ne serait que l’effet d’une fâcheuse coïncidence », ils le remercient pour sa « précieuse collaboration ». On n’en attendait pas moins de « La folie des grandeurs ».

Nouvelle diffusion de l’émission du 7 décembre 2014.

Travelling – 25.12.2016

| RTS - Radio Télévision Suisse | Episode du | Durée : 53:45 | RSS | Site Web

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Bien que Christopher Lee soit devenu, avec Le Cauchemar de Dracula (1958), une vedette à part entière, son retour dans le rôle est retardé de plusieurs années, obligeant les studios Hammer à sortir une première suite au titre quelque peu mensonger, Les Maîtresses de Dracula (1959).
Ce n’est que sept années plus tard que Christopher Lee accepte d’endosser à nouveau la sombre cape sous la direction de Terence Fisher.
Pourquoi avoir attendu si longtemps.
Réponse de lʹintéressé : par crainte dʹêtre prisonnier de cette image de marque et aussi pour des raisons plus prosaïques.
Lee nʹa perçu que la modique somme de 750 livres pour son interprétation du premier Dracula.
Il exige cette fois dʹêtre payé à la journée de tournage.
Ce qui a pour résultat dʹécourter considérablement ses apparitions dans le film. Déjà altéré, le scénario mécontente Christopher Lee et Terence Fisher, étonnés de la médiocrité des dialogues écrits par Jimmy Sangster pour le personnage de Dracula. Du coup, Dracula reste totalement muet pendant tout le film et ne profère que des sons bestiaux.
..
Le film commence par une séquence pré générique emprunté à premier Dracula. Elle décrit la destruction du vampire par Van Helsing.
Pendant un long moment, Fisher sʹattaque à nous décrire la psychologie des deux couples dʹanglais invités malgré eux dans le château de Dracula.
Conscient de l’impatience du public, qui ignore encore comment le monstre sera ressuscité, le réalisateur retarde au maximum son apparition, profitant de l’introduction d’un nouveau personnage, le serviteur Klove, pour créer une première frayeur.
Alors qu’il faut attendre, en effet, près de la moitié du film pour qu’enfin intervienne le personnage titre, ce dernier semble d’abord disposé à apparaître à tout moment, créant chez le spectateur un état d’angoisse permanent. Une fois entré en scène, le comte Dracula s’avère malheureusement moins terrifiant que prévu, rééditant, sans vraiment innover, les apparitions choc du premier film. Il ne prononce, en outre, aucune parole, mais le vampire possède encore, en dépit du physique distingué de Christopher Lee, la sauvagerie de la bête à abattre.

Le Père Noël est une ordure – Jean-Marie Poiré – 1982 – 18.12.2016

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A lʹécran, Marie-Anne Chazel, Anémone, Thierry Lhermitte, Christian Clavier, Josiane Balasko, Gérard Jugnot et Bruno Moynot se disputent, sʹaiment, sʹinsultent, mangent, et sʹinvectivent dans un tourbillon de répliques vaudevillesques.
A lʹorigine, le Père Noël est une ordure une pièce à succès, créée par toute la troupe du Splendid.
La pièce est adaptée au cinéma comme lʹavait été Amour, coquillages crustacés devenu les Bronzés.
Le Père Noël est une ordure est descendu par la critique, banni par la SNCF et la RATP qui refusent toute publicité pour le film au motif quʹil est interdit dʹinscrire sur leurs murs cet outrage au petit homme en rouge. Un titre pareil, ça nʹest pas possible !
Même au niveau de la distribution, on lui met des bâtons dans le traineau.
Le film sort non pas à Noël comme le voulait toute lʹéquipe, mais un 25 août.
Il pâtit de cet état de fait. Au mois dʹaoût, on ne va pas voir un film de Noël.
Mais comme tous les films de lʹéquipe du Splendid, cet ordure de Père Noël prend sa revanche à la télévision, où les nombreuses diffusions, toujours à lʹépoque des Fêtes, viennent mettre un coup de tatane à cette période de lʹannée où les films en général célèbrent la magie, lʹamour, la joie et la famille.
Le film devient culte.
Après le Père Noël, lʹéquipe du Splendid se dissout et chacun des acteurs poursuit une carrière cinématographique et théâtrale avec succès.
Dans Travelling, nous laissons la place à lʹanecdote, aux archives, aux extraits. Nous avons utilisé comme outil de travail non pas un traineau et des rennes, mais le livre de Caroline Réali, lʹaventure des Bronzés, 30 ans dʹamitié, ainsi quʹun documentaire de 2014, de Baptiste Agoste.
Ne tardons plus, le père Noël arrive avec sa bourriche dʹhuîtres, son travesti, son ascenseur, son tableau et son klug. Et on ne va pas rater ça.

Spartacus – Stanley Kubrick – 1960 – 11.12.2016

| | Episode du | Durée : 53:01 | RSS | Site Web

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« Spartacus » est un produit et joué par l’acteur à la fossette la plus célèbre du cinéma: Kirk Douglas. 12 millions de dollars de budget, 8000 figurants, un tournage entre l’Espagne et la Californie, et un casting quatre étoiles. Sur l’écran, on voit jouer les acteurs de l’école Shakespearienne tels que Laurence Olivier, Charles Laughton mais également Peter Ustinov et Tony Curtis.Cette superproduction hollywoodienne est principalement portée par l’acteur producteur Kirk Douglas, c’est lui qui engage Stanley Kubrick.

Le tournage ne se passe pas comme le voulait le réalisateur, obligé de pondérer avec les Majors. Kubrick doit contenter les désirs de la « star » et respecter l’humanisme du scénario de Dalton Trumbo. Mais la prestation de Kubrick sur « Spartacus » est loin d’être anodine ni banale. Formidable directeur de plateau, il laisse un goût amer à ses collaborateurs, mais parvient à imprimer sa marque de metteur en scène et fait de « Spartacus » un bon péplum. Le film sort un an après le « Ben Hur » de William Wyler et récolte 4 Oscars. Quant à Kubrick, il renie le film, s’enfuit pour l’Angleterre et ne reviendra plus jamais à Hollywood.

Le Magnifique – Philippe de Broca – 1973 – 04.12.2016

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Aujourdʹhui dans Travelling, cʹest le Magnifique qui nous intéresse, un film sautillant, explosif, amusant, contrastant avec lʹambiance morose de cette année 1973.
Le Magnifique raconte lʹhistoire dʹun écrivain, François Merlin, vivant par procuration les aventures rocambolesques de son héros de papier, Bob Saint-Clar.
Tourné à Paris et au Mexique, le film rencontre un gros succès à sa sortie.
Jean-Paul Belmondo est plus bondissant que jamais, embrassant deux rôles pour le prix dʹun, comme sa partenaire à lʹécran, Jacqueline Bisset, jouant tour à tour Tatiana, la vamp et Christine, lʹétudiante.
En 1972, cʹest lʹacteur qui insiste auprès dʹun Philippe de Broca un peu tiède pour jouer le Magnifique.
Quand il lit le scénario, il se marre dès le début de lʹhistoire.
Le Magnifique me donnait aussi lʹoccasion de jouer deux personnages en même temps dont un qui était tout nouveau : celui dʹun écrivain minable, paumé, mal rasé, aux abois, qui se venge des huissiers, contractuels, employés du gaz et de lʹélectricité, qui empoisonne son existence en leur réservant dans ses romans une mort atroce. Et celui dʹun héros des services secrets, sorti de son imagination de romancier et auquel il sʹidentifie transformant sa voisine de palier, une étudiante sage et pure en vamp cynique et sophistiquée. Tout ça mʹa fait beaucoup bosser. Dʹautant que dans le film, il y a un cocktail bien dosé de comique et dʹaction. Le dosage cʹest rudement important. Les cascades, jʹadore, mais quand on peut aller un peu plus loin et jouer vraiment la comédie ne même temps, alors cʹest le pied. Surtout quand ça se passe en partie au Mexique et quʹon se réveille tous les matins pour courir, sauter, faire le guignol au soleil.
Il ajoute : si le public se marre autant que nous quand on a tourné le film cʹest gagné
Cette version absurde dʹun James Bond, tourne en dérision tous les codes des films dʹespionnage et sʹamuse de lʹultra violence du cinéma de lʹépoque.
Le public sʹy amuse et la critique sʹy ennuie.
Il ne pouvait en être autrement.

La Mélodie du bonheur – Robert Wise – 1965 – 27.11.2016

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Ce film culte, où l’on retrouve Julie Andrews et Christopher Plummer, raconte l’histoire émouvante, basée sur la réalité mais néanmoins romancé par Hollywood, de la famille Von Trapp, peu avant le déclenchement de la seconde Guerre mondiale en Autriche, au moment de l’Anschluss.

« La Mélodie du bonheur » remporte 5 oscars, deux Golden Globes et des fans dans le monde entier. Des fans qui, encore aujourd’hui, visitent les lieux du tournage à Salzbourg et chantent en chœur toutes les musiques du film.

Quand Harry rencontre Sally, Rob Reiner – 1989 – 20.11.2016

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Voici une comédie romantique phare des années 80 et du début des années 90, une comédie qui montre à l’écran les errances sentimentales et amicales de Harry et de Sally. Réalisé par Rob Reiner, sur un scénario de Nora Ephron, When Harry met Sally, sort en 1989.

Impertinent, ouvertement sexuel, sans vulgarité, le film est surtout connu pour ses répliques bien ficelées et pour la scène d’extase et d’orgasme de Meg Ryan dans un diners new-yorkais, face à un Billy Crystal embarrassé par cette jouissance impromptue, improvisée et bruyante.

Campé sur des personnages touchants et attachants, par ailleurs, très inspirés de la vie du réalisateur Rob Reiner et des histoires personnelles de la scénariste, le film rencontre un succès considérable et lance la carrière de Meg Ryan qui devient la nouvelle coqueluche d’Hollywood tandis que tous les journaux et les magazines s’interrogent: Les hommes peuvent-ils être amis avec les femmes, sans arrière-pensée d’ordre sexuel?
Et qu’en est-il de l’orgasme féminin? Ça fait les gros titres et la matière des pages psychologie des magazines.
Dans Travelling c’est l’histoire d’Harry et de Sally que nous vous racontons grâce à des anecdotes, des archives, des extraits.