Vous m’en direz des nouvelles ! – Jean-Pierre Gibrat: quand le trait met l’humain en lumière

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Le rendez-vous culturel quotidien de RFI à 13h10 TU et 19h10 TU sur l'antenne monde et Paris ; et à 16h10 TU et 23h10 TU sur l'antenne Afrique. Musique, cinéma, littérature, expositions, spectacle vivant, photographie, gastronomie… Du lundi au vendredi, 47 minutes de rencontres en tous genres en France et dans le monde pour exciter nos 5 sens et partager le bonheur d’être ému. Une émission présentée par Jean-François Cadet et réalisée par Michael Goncalves, avec le concours de Baptiste Antoine.

Quand on feuillette l’ArtBook «L’Hiver en été», quand on regarde les dessins et les crayonnés, les reproductions de planches ou de couvertures de bandes dessinées, les illustrations aussi, on a une impression assez incroyable : celle d’être soi-même dans le dessin, de faire partie de la scène que l’on a sous les yeux, ou d’en être le proche spectateur. Pourtant, les œuvres de Jean-Pierre Gibrat ont l’air de nous parler d’une autre époque, celle de la première moitié du XXe siècle qui l’intéresse tant, celle des deux guerres mondiales et de l’entre-deux guerres, dans laquelle il met en scène ses personnages avec une humanité si touchante qu’on voudrait être leur ami, ou leur amant. Est-ce pour cela que ces images nous parlent autant ? Est-ce l’élégance des traits, est-ce la douceur de la lumière, est-ce la précision des décors, est-ce les attitudes des personnages qui donnent cette étrange impression de partager les émotions qu’il nous livre par la magie de son trait et de ses couleurs ?

Dans «L’Hiver en été», on retrouve les dessins de Jean-Pierre Gibrat, mais aussi ses mots, recueillis par la journaliste de France Inter Rebecca Manzoni, ArtBook publié aux éditions Daniel Maghen.

Reportage de Fanny Bleichner sur l’exposition «La voix libérée» qui permet de s’intéresser à la poésie sonore et à découvrir au Palais de Tokyo, jusqu’au dimanche 12 mai 2019.

Session d’informations sur l’Afrique du 09/05/2019 à 12h30 TU

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Le grand rendez-vous de l'actualité africaine de la mi-journée, qui mêle information et convivialité.

IPBES: le vivant s’écroule et nous regardons ailleurs – 09/05/2019 – 1ère Partie

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Jamais une espèce vivante n'a eu sur la Terre autant d'impact que l'Homme, pourtant nous n'avons qu’une planète. Aujourd’hui, le monde prend conscience que nos modes de développement ne sont pas durables et que nous allons devoir profondément changer notre rapport à la nature pour préserver la vie sur terre. Anne-Cécile Bras vous propose de rendre compte de cette actualité sur tous les continents, pour décrypter les avancées ou les reculs de nos actions face à notre environnement en devenir. Une émission réalisée par François Porcheron. *** À partir du 4 avril 2019 : diffusions le jeudi et le vendredi vers toutes cibles à 14h10 TU, vers le monde et Paris sauf Afrique à 23h10 TU.

Le bilan du nouveau et historique rapport de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES en anglais) est effrayant : la nature décline à un rythme sans précédent.

Rendez-vous culture – «Les manuscrits de l’extrême»: exposition à la BNF

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Du lundi au vendredi, un journaliste du Service Culture reçoit un acteur de la vie culturelle, pour aborder son actualité et réagir aux initiatives artistiques en France et dans le monde. Retrouvez les sujets traités par cette émission sur RFI SAVOIRS = http://savoirs.rfi.fr/

La Bibliothèque nationale de France accueille une exposition intitulée « Les manuscrits de l’extrême ». Il s’agit de lettres, de messages écrits dans des situations exceptionnelles par des personnalités ou des anonymes. Et il y a beaucoup d’émotions dans ces petits bouts de papiers qui font resurgir des multitudes de destins.

Aujourd’hui l’économie – Pourquoi le téléphérique pour le Kilimandjaro fait polémique

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Pour mieux comprendre notre environnement, Aujourd'hui l'économie vous propose un rendez-vous quotidien pour décrypter un fait marquant de l'actualité économique. Un focus quotidien complété par une sélection d'informations économiques. Le vendredi, diffusion d’« Aujourd’hui l’économie, le Portrait », celui d’un acteur ou actrice de cette actualité, d’une entreprise grand ou petite...    

L’ascension du Kilimandjaro sera-t-elle bientôt à la portée de tous, via le téléphérique ? C’est l’une des pistes envisagées par le gouvernement pour attirer plus de touristes en Tanzanie. Sitôt annoncé, ce projet a été contesté.

Le plus haut sommet du continent africain est l’un des joyaux du tourisme tanzanien. Chaque année 50 000 randonneurs accourent du monde entier pour réaliser cette ascension qui mène les plus persévérants jusqu’à une altitude de 5985 mètres. Avec ce téléphérique le gouvernement espère augmenter la fréquentation de 50%, selon les projections fournies par le ministre du Tourisme. L’itinéraire n’a pas encore été arrêté. La voie Machame, la plus populaire et la plus spectaculaire, apparaît comme la route la plus probable. Les bennes permettraient d’atteindre non pas le sommet mais une étape importante, le plateau du Shira à 3900 mètres. A pied ce trajet prend une bonne journée de marche.

Ceux qui vivent de la montagne vont-ils profiter des retombées économiques du téléphérique?

Pour le moment ils ont surtout l’impression qu’ils seront les grands perdants. Les porteurs sont les plus inquiets. Au lieu de prendre une semaine pour effectuer l’ascension, les touristes pourraient ne rester qu’une poignée d’heures sur place, le temps de faire quelques selfies et puis s’en vont. Cette innovation pourrait donc priver les porteurs d’une bonne partie de leur revenu. Or cette activité fait vivre 250 000 familles autour du Kilimandjaro et du Meru. Le président de leur association estime qu’un randonneur américain fournit du travail à une quinzaine de personnes, 13 porteurs plus un guide et un cuisinier. Les tours opérateurs eux aussi sont circonspects. Des séjours plus courts, c’est moins de nuitées dans la région, et donc moins de revenus.

Comment le gouvernement a-t-il réagi à ces critiques?

Le ministre du Tourisme temporise et explique que le téléphérique n’est pas destiné aux trekkeurs mais plutôt à tous ceux qui ont envie de découvrir ce sommet mythique sans pour autant avoir la condition physique requise pour une telle aventure. Ce sont donc bien de nouveaux visiteurs qui sont recherchés. La Tanzanie rêve de dupliquer le succès du téléphérique sud-africain bientôt centenaire de la montagne de la Table à Cape Town. Le projet tanzanien n’est pas tout à fait nouveau. D’après l’un des responsables de l’association des tours opérateurs, une société française de transport par câble l’a proposé à la fin des années 60, il avait été retoqué car considéré comme contraire aux intérêts des sociétés locales.

La polémique a aussi rebondi sur le choix des entreprises.

Deux entreprises étrangères sont intéressées. L’une est chinoise et l’autre américaine. Cette dernière aurait déjà passé un accord avec une société locale pour décrocher le contrat. Cette information suscite la colère des Tanzaniens car le code du tourisme stipule que seules les entreprises entièrement tanzaniennes ont le droit d’exploiter les parcs nationaux et leurs trésors. Pour calmer la polémique le gouvernement assure que rien n’est encore décidé. Des études sur les impacts environnementaux, sociaux, et économiques sont en cours.

Ce téléphérique fait partie du vaste plan d’investissements dans les infrastructures lancé pour promouvoir les parcs nationaux. Des routes, des aérodromes, des hôtels doivent être construits pour élargir l’offre. Dans un contexte assez favorable. Les visiteurs étrangers sont de plus en plus nombreux en Tanzanie. Les revenus du tourisme ont augmenté de 7% l’an dernier. Ils se montent à 2,4 milliards de dollars pour 2018 et constituent l’une des principales sources de devises de la Tanzanie.

Les mots de l’actualité – BLUFF – 09/05/2019

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Plan B, Première Dame, récession, cerise sur le gâteau, ministère régalien, glamour et géométrie variable… L’actualité résonne tous les jours d’expressions au sens plus ou moins précis qui nous informent, nous étonnent et parfois nous endorment… D’où viennent-elles ? Que signifient-elles ? Il ne s’agit pas de faire le puriste, ou d’être le gendarme du « bon français », mais simplement de s’orienter dans l’usage de ces formules, de clarifier leur niveau de langue, leurs sous-entendus perfides ou élogieux. Les Mots de l’Actualité est donc une chronique quotidienne de trois minutes qui les explique, les déchiffre, les explique avec un sourire pétillant.   Diffusion du lundi au vendredi à 03h37 TU, 12h36 TU et 22h24 TU

Le Conseil Santé – L’importance de mieux connaître le sexe féminin

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Tous les jours, Priorité santé vous donne un conseil pour être en bonne santé, et pour se soigner quand on est malade.  

Pourquoi est-il important de mieux connaître le sexe féminin ? Quel est le rôle de la vulve et du clitoris ?

Retrouvez l’émission intégrale avec le Dr Catherine Solano, sexologue, en cliquant ici.  

Revue de presse française – A la Une: le durcissement entre Washington et Téhéran

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Les opinions, les points de vue et les avis souvent divergents des éditorialistes et des commentateurs sur l'actualité française et internationale. Présentée par Frédéric Couteau du lundi au jeudi, par Norbert Navarro le vendredi et le samedi, ainsi que la revue de presse des hebdos le dimanche. Retrouvez les sujets traités par cette émission sur RFI SAVOIRS = http://savoirs.rfi.fr/

« De nouvelles sanctions contre les secteurs iraniens du fer, de l’acier, de l’aluminium et du cuivre, pointe Libération : hier soir, Donald Trump a encore durci le bras de fer avec Téhéran. Quelques heures plus tôt, l’Iran avait annoncé qu’il suspendait certains de ses engagements pris dans le cadre de l’accord international sur le nucléaire iranien, ­conclu en juillet 2015 et dont les Etats-Unis se sont retirés unilatéralement il y a un an. En ripostant avec modération aux sévères pressions imposées ces derniers mois par l’administration Trump, le régime iranien, constate Libération, a lancé un ultimatum aux autres signataires (Chine, Russie, Union européenne, France, Royaume-Uni et Allemagne). Lesquels n’ont pourtant jamais semblé aussi impuissants pour sauver cet accord, aujourd’hui très fragilisé, dont l’objectif était de limiter drastiquement le programme nucléaire iranien en échange d’une levée partielle des sanctions internationales. Tout cela, relève encore Libération, dans un climat de tensions régionales extrêmes, alimentées notamment par les faucons de la Maison Blanche. ‘Dans cette phase de ­tension maximale, la possibilité d’incidents armés est quasiment ­infinie’, s’inquiète un ancien haut diplomate français, fin connaisseur du dossier. »

Oui, attention, lance La Charente Libre, « il est des anniversaires qu’il vaudrait mieux ne pas célébrer. Le premier anniversaire de la rupture unilatérale par l’administration Trump de l’accord international sur le nucléaire iranien est de ceux-là, lourd de menaces d’une confrontation directe après un demi-siècle de ni guerre ni paix entre l’Iran et les États-Unis. »

L’Europe trop inféodée ?

« Il y a là, déplore La Croix, une triste illustration du fonctionnement actuel de ce qui mérite moins que jamais le nom de ‘communauté internationale’. L’accord de 2015 a été l’une des dernières illustrations positives du multilatéralisme. Ce texte avait certainement beaucoup de défauts et, au vu de ce qui se passe au Moyen-Orient, personne ne prétendra que l’Iran favorise en toutes circonstances l’amitié entre les peuples. Du moins, pointe La Croix, cet accord laissait-il entrevoir la possibilité d’une désescalade régionale. Donald Trump, poussé par Israël, y a mis un terme, pour tenter de faire chuter le régime de Téhéran. Pari aussi dangereux qu’aléatoire. »

Enfin Le Courrier Picard s’agace… « Depuis un an, coincés entre le marteau et l’enclume, l’Europe et singulièrement la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni n’arrivent pas à contourner les sanctions américaines. La stratégie d’isolement de l’administration Trump fonctionne. Les trois pays européens sont tiraillés entre la position d’outre-Atlantique et celle qu’ils voudraient assumer : le respect d’un accord dont ils ne se sont pas retirés. »

Alors, s’exclame le quotidien picard, « il est grand temps d’imposer les vues internationales de tradition française qui étaient, depuis de Gaulle, de considérer d’abord notre intérêt. On peut détester Poutine, Rohani, le pape ou qui l’on veut. Il faut penser autrement qu’en arrimant l’Europe à l’Amérique… ou à d’autres. Envisager des sanctions envers l’Iran serait dangereux, contre-productif et sans doute inutile. Dès lors, retrouvons la voie du dialogue. Il suffit de se passer de Trump. Ce n’est pas si dur. »

« Parlez-nous d’Europe ! »

A la Une également, le coup d’envoi de la campagne pour les élections européennes…

« Peu de Français auront vu la différence, remarque Le Journal de la Haute-Marne : nous sommes désormais en campagne électorale pour les européennes. La vivacité du débat intérieur, embrasé par le mouvement des Gilets jaunes, l’a quasiment occultée. Le scrutin du 26 mai est une élection intermédiaire qui sert d’exutoire. C’est couru d’avance, estime le quotidien champenois. Les perdants de la présidentielle tenteront de prendre leur revanche après leur lourde défaite, et les vainqueurs feront tout pour arriver en tête. De fait, le débat politique est largement dominé par les affaires domestiques : le pouvoir d’achat, les retraites, l’immigration, etc… »

« Parlez-nous d’Europe ! », fulmine Le Figaro. « Entre black blocs et Gilets jaunes, grand débat et petites polémiques, l’Europe a cherché à se frayer un chemin : en vain. À la place, un simulacre d’entre-deux-tours où comme dans les tournées de province, les premiers rôles sont joués par des doublures : Loiseau dans le rôle de Macron, Bardella dans celui de Le Pen, avec, en arrière-plan, Bellamy s’acharnant, en un sourire angélique, à disloquer cette matrice infernale. »

Pour Le Figaro, la vraie question est : « Quelle Europe voulons-nous ? La question devrait réveiller les esprits, même les plus assoupis. »

Macron, le nouveau géant vert ?

Hier, La République en Marche, le parti présidentiel, a publié son projet pour l’Europe… Un projet qui « confirme les premières tendances, remarquent Les Echos. Le climat et les frontières s’imposent comme les deux grands thèmes de la campagne européenne, côté Français du moins. Le premier inspire la totalité des listes de gauche, les secondes celles des Républicains et du Rassemblement national. Emmanuel Macron mixte des deux. Il met l’écologie en tête, devant le thème de la puissance économique qui lui ressemble davantage ; il n’oublie pas ‘la protection des frontières, condition du maintien des libertés’. »

Justement, Libération s’interroge : « Emmanuel Macron fait-il sa transition écologique ? (…) Emmanuel Macron, le nouveau géant vert ? Ne pas avoir prononcé une seule fois le mot ‘biodiversité’ lors de sa conférence de presse le 25 avril n’aide pas à le croire, pointe le journal. Le peu de conviction avec laquelle le président de la République a annoncé lundi, au débotté sur le perron de l’Elysée, ‘un changement profond’ sur la question écologique non plus. Et même si le programme présenté par Nathalie Loiseau et Pascal Canfin, les têtes de liste LREM aux élections européennes, s’ouvre sur les enjeux environnementaux, la sincérité de ce verdissement macronien interroge. Véritable virage ou simple inflexion ? Affirmation certes trop tardive mais sincère d’une conviction écologique, ou éléments de langage trahissant un pragmatisme plus politicien que politique ? A quelques jours du scrutin européen, conclut Libération, il est permis de douter de la bonne foi présidentielle. »

Les syndicats unis pour la défense du service public

La grève ce jeudi dans la fonction publique… « Les syndicats reprennent du poil de la bête, pointe Le Midi Libre. Éparpillées façon puzzle aux quatre coins de Paris le 1er Mai dernier, les organisations veulent afficher leur unité, ce jeudi, pour défendre tous ensemble les services publics. Peu convaincus par les obscures maisons France-Services voulues par le chef de l’État, les militants de la CGT, de la CFDT ou de FO ont promis de mettre leurs divisions au placard dans l’intérêt des fonctionnaires. »

Et puis les enseignants en grève également… « Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, longtemps qualifié de meilleur élève du gouvernement, est-il en train de perdre la main ? », s’interroge Le Parisien. (…) Le fond du problème ? Une politique ministérielle perçue comme directive, voire autoritaire, relève Le journal, suite à des circulaires inhabituellement détaillées sur la manière de faire classe, ou le rappel à l’ordre d’enseignants qui avaient refusé de faire passer tout ou partie des nouvelles évaluations des enfants à l’entrée en CP, qu’il jugeaient peu adaptées aux enfants. »

Revue de presse Afrique – A la Une : Fayez el-Sarraj en quête de soutiens

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Les commentaires des quotidiens et hebdomadaires africains sur l'actualité du continent. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Norbert Navarro. Un regard original, souvent ironique et parfois sans complaisance sur les événements petits et grands qui font l'actualité de l’Afrique.

« Emmanuel Macron a ‘réaffirmé’ hier le ‘soutien’ de la France au chef du gouvernement libyen d’union nationale Fayez al-Sarraj, pointe Jeune Afrique. C’est ce qu’a fait savoir l’Élysée après une rencontre entre les deux dirigeants à Paris. Le président français a ‘encouragé’ un cessez-le-feu ‘sans conditions’ après l’offensive lancée début avril par le maréchal Haftar, l’homme fort de l’est du pays. Il a également proposé une ‘délimitation de la ligne de cessez-le-feu, sous supervision internationale, pour en définir le cadre précis’. »

Paris était la troisième étape du Premier ministre libyen après Rome et Berlin. Il doit se rendre ce jeudi à Londres.

« Chef du gouvernement d’entente nationale – seule autorité reconnue par la communauté internationale, qui l’a créée en 2015 –, Faïez al-Sarraj tente avec cette offensive diplomatique, relève Le Monde Afrique, de remobiliser les Occidentaux et ‘de réunir des soutiens contre l’agression’, alors que son rival, le maréchal Khalifa Haftar, continue l’opération lancée le 4 avril sur la capitale libyenne. »

Haftar incontournable…

Ces derniers temps, poursuit Le Monde Afrique, « le dirigeant libyen n’a pas caché son irritation vis-à-vis de la France, qu’il accuse de soutenir encore aujourd’hui politiquement le maréchal Haftar, après l’avoir appuyé par le passé y compris militairement. (…) Le tête-à-tête de plus d’une heure entre les deux dirigeants, avec juste les interprètes, aurait donc permis de dissiper quelques malentendus. »

Toutefois, « le maréchal Haftar reste un élément incontournable, pointe Le Monde Afrique. ‘Il est une partie de la solution, même s’il ne peut pas être toute la solution’, rappelle un haut diplomate français. Le problème, c’est qu’il croit encore pouvoir gagner, malgré l’enlisement de son offensive. Outre le soutien de l’Egypte et des Emirats arabes unis, il a celui de la Russie. Et en bonne part, celui de l’administration Trump. Au point qu’à l’ONU, il y a dix jours, rappelle Le Monde Afrique, un projet de résolution porté par Londres et appuyé par Paris a été bloqué à la fois par Washington et Moscou, parce que jugé trop dur contre le maréchal Haftar. »

Enlisement ?

« Le jeu en valait la chandelle », affirme pour sa part Le Pays au Burkina. « La tournée européenne du Premier ministre libyen s’imposait d’autant qu’après l’offensive sur Tripoli, certaines puissances avaient été accusées de rouler pour Haftar. (…) Cette tournée a au moins permis de décrisper l’atmosphère entre Paris et Tripoli. (…) Et des initiatives pourraient être prises pour décanter la situation ‘figée sur le terrain’ avec des combats qui continuent de faire rage. »

Mais pour Le Pays, on est bien loin d’une solution à l’imbroglio libyen : « les Occidentaux, du fait de leurs intérêts, sont tellement divisés sur le dossier libyen que l’on ne voit pas poindre la moindre lueur d’espoir de sortie de crise. Bien au contraire ! »

Les Occidentaux veulent un homme fort !

Pas très optimiste non plus, Aujourd’hui, toujours à Ouagadougou : « les grands de ce monde auront-ils une oreille attentive à celui qui tient la Libye ‘officielle ?’. Diplomatiquement oui ! Sur le terrain non ! », répond le quotidien burkinabé. « Sarraj doit comprendre que face à son incapacité à pacifier le pays, pris en tenaille entre les différentes milices, Occidentaux, Américains et même Africains ont besoin d’un homme fort capable de fédérer, à tout le moins d’apporter un semblant de paix en Libye, mais aussi pour circonscrire la menace djihadiste et le péril migratoire. Car de la Tripolitaine à la Cyrénaïque en passant par le Fezzan, Sarraj n’en mène pas large. »

C’est surtout le cas des Etats européens, poursuit Aujourd’hui, qui veulent « un dirigeant fiable, qui pourra vite leur assurer un minimum de sécurité. Quitte à fermer les yeux contre les agressions du Maréchal Khalifa contre Tripoli. Quitte à ne pas voir le presque millier de morts sous les décombres de Tripoli en moins d’un mois d’affrontements. Quitte à raccompagner Fayez Al-Sarraj à l’aéroport pour un exil avec des formules poliment diplomatiques. Mais sans réelle portée. Ainsi va la realpolitik, fille de la diplomatie. »

Journal des sports Afrique – TOUR HORIZON ACTU SPORTS AFRIQUE Jeudi 9 mai

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En 4 minutes chaque jour, toute l'actualité sportive du continent africain et des sportifs africains dans le monde. Présenté par le Service des Sports de RFI.