L’EPOPEE DES MUSIQUES NOIRES – 27/01/2019

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Retrouvez L'épopée des musiques noires sur Facebook et Twitter. *** Jusqu'au 27 octobre 2018 inclus : Diffusions : - Le samedi à 12h30 TU sur RFI Monde (sauf Paris) - Le samedi à 20h30 TU vers l'Afrique haoussa - Le dimanche à 17h30 TU sur RFI Afrique ; - Le dimanche à 19h30 TU sur RFI Monde (21h30 heure de Paris à Paris) - Le lundi à 02h30 TU sur RFI Afrique. A partir du 28 octobre 2018 : Diffusions : - le dimanche vers le monde et Paris à 15h30 TU, vers l'Afrique à 16h30 TU, vers l'Afrique haoussa à 20h30 TU, le lundi vers l'Afrique à 02h30 TU.

Créé, il y a 13 ans, le collectif « MizikOpeyi » a déjà fait paraître quatre albums dont De racines et d’influences qui reçut, en 2009, le prix spécial du jury de la Sacem. Outre les 17 musiciens aguerris qui composent ce Créole Big Band, notons la présence d’invités de marque, et notamment, Alain Jean-Marie, Jacques Schwarz-Bart, Michel Alibo, Arnaud Dolmen, Franck Nicolas… En d’autres mots, la crème des musiciens caribéens actuels au service d’un projet flamboyant qui s’inspire judicieusement du groove néo-orléanais. Si cette initiative peut paraître audacieuse, elle est en fait naturelle puisque La Nouvelle-Orléans fut et reste la capitale des musiques africaines originelles.

Les accents métisses de « MizikOpeyi » trouvent leur source dans l’histoire du peuple noir à travers les siècles. L’esclavage fut un drame humain incontestable, mais de cette terrible déportation transatlantique est née une culture hybride nourrie de traditions afro-européennes dont le fruit savoureux fut le jazz américain. Réussir aujourd’hui à se réapproprier ce langage mulâtre de manière pertinente et légitime est, somme toute, l’aboutissement heureux d’un long processus de partage et d’échange. Souvenons-nous du Créole Jazz Band de King Oliver avec le jeune Louis Armstrong en 1923. Depuis près d’un siècle, les rencontres entre musiciens d’horizons très divers redessinent les contours du paysage musical mondial.

Finalement, « MizikOpeyi » ne fait que perpétuer ce dialogue interculturel centenaire en lui donnant, cependant, une lecture plus malicieuse car l’intention n’est pas ici d’adapter les grands classiques du jazz d’antan, mais plutôt de se servir de l’héritage patrimonial ultramarin pour écrire un nouveau chapitre trépidant de « L’épopée des Musiques Noires ». En dehors de « Stardust », pièce maîtresse de la musique populaire américaine, créée en 1927 par Hoagy Carmichael, les œuvres choisies par Tony Chasseur et Thierry Vaton pour « MizikOpeyi » proviennent du terreau caribéen. Certains ronchons diront peut-être : Se pa jazz, comme le clame le premier titre de l’album « Creole Big Band », mais qu’importe ! Seule la fougue de ce grand orchestre scintillant compte vraiment…
 

– Le site de Tony Chasseur/MizikOpeyi

– MizikOpeyi en concert au Café de la Danse