Un Jour dans l’Histoire – 06/12/2018

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13h20 : Gustave Courbet, l’homme blessé

Nous sommes le 21 mars 1847, alors que Gustave Courbet se sent humilié par l’accueil que l’Académie a réservé à sa peinture, dans les Salons d’exposition, il écrit à son père :
« J’ai été refusé complètement de mes trois tableaux.
J’ai comme d’habitude des compagnons d’infortune des plus célèbres. […]
C’est un parti pris de ces messieurs du jury, ils refusent tous ceux qui ne sont pas de leur école, si ce n’est un ou deux contre lesquels ils ne peuvent plus lutter – MM. Delacroix, Decamps, Diaz – mais tous ceux qui ne sont pas aussi connus du public sont renvoyés sans réplique.
Cela ne me contrarie pas le mois du monde au point de vue de leur jugement, mais pour se faire connaître il faut exposer et malheureusement il n’y a que cette exposition-là.
Les années passées lorsque j’avais moins une manière à moi, que je faisais encore un peu comme eux, ils me recevaient, mais aujourd’hui que je suis devenu moi-même, il ne faut plus que je l’espère.
On se remue plus que jamais pour détruire ce pouvoir-là. »
Gustave Courbet, figure majeure de l’histoire de l’art du dix-neuvième siècle, est un homme blessé.
Il connaitra le succès, il subira le déclin.
Son engagement politique lui sera fatal.

Invitée : Anne Hustache, historienne de l’art.

14 heures : Il y a 60 ans, le Père Pire recevait le prix Nobel de la Paix

Oslo, décembre 1958 : un timide religieux wallon en habit blanc est acclamé par un brillant aréopage de têtes couronnées, de dames chapeautées, d’excellences en frac et d’officiers en uniforme de gala. Malgré son flegme apparent, le Père Pire jubile car il sait que ce prix prestigieux va lui ouvrir de nombreuses portes pour continuer son grand œuvre : venir en aide aux plus démunis à travers le monde. Pourtant, Dominique Pire n’est pas un prophète et encore moins un évangélisateur, c’est un homme d’action. Après avoir créé des villages entiers en Europe centrale pour ceux qu’on appelait alors des « personnes déplacées », il œuvrera au Bangladesh et en Inde. Ce sera le début de l’ONG « Îles de paix » qui existe toujours aujourd’hui et qui lancera en janvier prochain sa nouvelle campagne symbolisée par les fameux « petits modules ».

Invité : Luc Langouche, ancien secrétaire-général des « Îles de paix »